Proxidon : 370 tonnes de denrées ont échappé au gaspillage

Quelque 163 000 tonnes, c’est le poids des denrées alimentaires jetées chaque année dans le département. Une hérésie au regard des besoins des personnes les plus démunies et de la nécessité de réduire nos déchets.

Pourtant, des solutions efficaces existent comme Proxidon, la plateforme numérique de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône qui permet aux commerçants de proximité, de la boulangerie au petit supermarché de quartier, de donner leurs invendus alimentaires aux associations caritatives les plus proches. Et ça marche !

L’ÉQUIVALENT DE 740 000 REPAS REDISTRIBUÉS

Ce service innovant unique en France soutenu par le Département, affiche de très bons résultats. “Sur la seule année 2018, il a permis de collecter 370 tonnes d’aliments auprès des commerçants, soit l’équivalent de 740 000 repas distribués aux personnes dans le besoin. C’est un véritable succès” explique Jean-Luc Galli, chargé du développement Proxidon à la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône (BA13).

UN DISPOSITIF DE PROXIMITÉ SIMPLE D’UTILISATION

Quelques 70 commerçants et 60 associations caritatives sont engagés dans cette démarche dont la réussite s’explique également par sa simplicité d’utilisation. En un clic, à partir d’une plateforme numérique, le commerçant met en ligne chaque jour son panier d’invendus alimentaires, les associations partenaires situées dans un rayon de cinq kilomètres reçoivent un SMS et n’ont plus qu’à le réserver pour le récupérer.

L’un des points forts de ce système solidaire et anti-gaspi repose également sur l’équipe de la BA13, dédiée à Proxidon, qui gère pour le compte du commerçant les aspects administratifs et logistiques.

Ainsi, en répondant aux exigences de rapidité et de proximité liées à la nature même des produits alimentaires, Proxidon permet de s’approvisionner en aliments frais auxquels les personnes démunies n’ont souvent pas accès.

ÉNERGIES RENOUVELABLES : LE DÉPARTEMENT BON ÉLÈVE

 

Le Département a mis en oeuvre une série d’actions éco-responsables, basées sur des solutions techniques économes éprouvées (chauffe-eau solaires, chaudières à condensation…), qui atteignent, aujourd’hui, leurs objectifs. Parmi les mesures principales, les bâtiments de la collectivité dotés de panneaux photovoltaïques (1 800 m2 au total) produisent autant d’électricité que la consommation de 50 foyers et génèrent des recettes. Ce procédé est étendu à l’ensemble des bâtiments neufs, pour tendre vers “l’énergie positive”.

Fort de ce constat, le plan solarisation, lancé en 2018 par le Département, prévoit l’équipement de tous les futurs collèges. Autre mesure, 100 % de l’énergie achetée par le Département est garantie d’origine naturelle, depuis 2016.

Le Département a ainsi réduit de presque 40 % les émissions de CO2 de ses bâtiments.


LE RECYCLAGE INNOVANT
DE LA FABRIQUE DE PROVENCE

Depuis 2013, le Département recycle les bâches utilisées pour la promotion de ses événements, en articles design pour les vendre au grand public. C’est un ESAT (Établissement de service d’aide par le travail) qui a pour mission de les transformer en “pièces uniques” : sacs en forme de cabas, carnets de note, housses d’ordinateurs portables, porte-clés, coussins… Cette démarche originale et unique répond ainsi à deux principes de développement durable dans le cadre de la démarche “Agenda 21” du Département : la lutte contre le gaspillage et l’insertion sociale des personnes en situation de handicap. Un dispositif qui montre l’exemple et fait des émules auprès d’autres collectivités à travers l’hexagone.

LE COMPOSTAGE EN VILLE, C’EST POSSIBLE !

Intégré dans une démarche globale de gestion des déchets, le développement du compostage collectif et individuel gagne du terrain à Marseille. Le principe, initié par la Métropole, est simple : encourager les riverains et les commerçants à recycler leurs déchets organiques sur des sites dédiés en plein coeur de la ville. Des composteurs individuels sont également à la disposition des habitants du territoire Marseille-Provence (10€).