87e congrès des Départements de France

Le 87ème congrès des Départements de France se déroulera à Marseille les 18, 19 et 20 octobre prochains. L’ADF représente tous les départements français de manière pluraliste. Elle offre aux élus et aux techniciens départementaux les moyens de confronter leurs idées, d’échanger leurs expériences et d’arrêter des positions communes sur les grands dossiers nationaux. Ainsi, la manifestation d’ampleur regroupera près de 600 congressistes des Conseils Départementaux de France : présidents, vice-présidents, cabinets et directeurs. Ils travailleront sur des séquences de travaux, dont le tourisme, avec l’organisation d’une table ronde dédiée.



En 2017, l’Assemblée des Départements de France choisit les Bouches-du-Rhône pour organiser son 87e Congrès. Le Département se félicite de cette décision qui conforte l’image dynamique, rayonnante, accueillante de notre territoire.

Ce Congrès représente un temps fort pour les Bouches-du- Rhône ! L’occasion, trois jours durant, de faire découvrir toute la beauté de nos paysages et d’offrir à chacun la possibilité d’apprécier l’art

de vivre en Provence. Si l’on connaît Marseille, Aix-en-Provence, on oublie parfois que les Calanques, les Alpilles, Sainte-Victoire et la Camargue sont quelques-uns, parmi tant d’autres, de nos trésors.

Ce Congrès est, également, l’opportunité de valoriser, s’interroger, partager les initiatives et actions ambitieuses, mises en place, depuis 2015 par l’exécutif départemental. Dans sa diversité, ses réussites et ses obstacles, le Département des Bouches-du-Rhône est, aujourd’hui, un territoire en pleine reconversion, le moteur d’une Provence partie prenante sur tous les enjeux d’avenir.

Une Provence qui valorise son patrimoine, ses traditions et ses atouts. Une Provence responsable et solidaire, ouverte sur l’Europe, créatrice d’emplois, innovante, connectée, attractive et forte de ses domaines d’excellence.

Toutefois, cette volonté de relever les défis ne doit pas faire oublier les difficultés.

Consubstantielle à l’histoire de la décentralisation, la force des Départements réside dans leur capacité à expérimenter, harmoniser, articuler les problématiques, les moyens, les échelles, pour continuer d’assumer leurs responsabilités dans un environnement en perpétuelle évolution : espérance de vie, taux de chômage, baisse des dotations d’État, transferts de compétences…

Dans un contexte très difficile, où nos institutions doivent, à la fois, appréhender les mutations institutionnelles consécutives à la loi NOTRe tout en gérant les crises économique, sécuritaire, sociale, agricole… ce rendez-vous annuel ouvre le champ des débats.

Premier Congrès après les élections présidentielles et législatives, cette 87e édition sera donc l’occasion de faire entendre la voix des Départements et d’écouter les réponses attendues de l’État.

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FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES DÉPARTEMENTS

"Ce congrès sera l’occasion de faire entendre la voix des Départements et d’écouter les réponses attendues de l’État, prévient Martine Vassal. Ces trois jours nous donneront l’opportunité de valoriser, s’interroger, partager les initiatives et actions ambitieuses, mises en place, depuis 2015 par notre exécutif départemental.”

Et de poursuivre : “Dans sa diversité, ses réussites et ses obstacles, le Département des Bouches-du-Rhône est, aujourd’hui, un territoire en pleine reconversion, le moteur d’une Provence partie prenante sur tous les enjeux d’avenir.”

Il est aujourd’hui essentiel pour les Départements de conforter leur place dans l’architecture institutionnelle de notre République décentralisée.

Ce sera, à Marseille et en Provence, une opportunité fondamentale de rappeler l’utilité et la force des Départements en France.

TROIS JOURS DE DEBATS ET DE RENCONTRES

Le Congrès de l’Assemblée des Départements de France est un moment fort de rencontres, d‘échanges, de débats sur les grands thèmes qui préoccupent les citoyens dans leur quotidien et pour leur avenir. Autour de débats de politique générale et d’interventions de grands témoins, plusieurs tables rondes vont être proposées aux présidents de Départements et aux responsables de services invités.

- Le premier grand débat tournera autour de la question des enjeux financiers des Départements dans le nouveau quinquennat, avec un contexte de tension budgétaire.

Car des interrogations subsistent : quelles solutions pour garantir le financement des Allocations individuelles de solidarité, telles que le RSA, l’APA ou la PCH, la prise en charge des mineurs non accompagnés ou encore le partenariat avec les SDIS ou le déploiement du Très Haut Débit.

- Deuxième table-ronde avec 4 ateliers pour innover ; l’économie sociale et solidaire, la transition numérique, les énergies renouvelables et le sport.

- Troisième grand moment d’échanges avec le sujet des projets touristiques.

- Enfin, la problématique de la loi NOTRe et l’attractivité départementale : quels ajustements sont à mettre en oeuvre pour permettre un bon travail commun entre les Départements, les Régions et les Métropoles ?

Toutes ces questions et bien plus encore vont être abordées tout au long de ce grand congrès démocratique, au service des citoyens.

DOMINIQUE BUSSEREAU : "A L'ÉCOUTE DES ATTENTES DU TERRITOIRE"

Dominique Bussereau, Président de l’Assemblée des Départements de France, revient sur les grands enjeux auxquels les Conseils départementaux doivent faire face, ainsi que sur leur rôle essentiel de proximité avec les habitants, de développement et d’aménagement des territoires.

Pourquoi avoir choisi Marseille pour ce premier congrès post-élections présidentielle et législatives ?
Dominique Bussereau : Ce choix fait suite à l’amicale invitation de la Présidente Martine Vassal que les membres du bureau de l’ADF ont acceptée à l’unanimité. Ce choix est également un signe fort que nous souhaitons donner : alors que les enjeux territoriaux sont au coeur des discussions entre l’ADF et l’État, l’organisation de notre congrès dans un Département métropolitain témoigne de notre volonté d’être actifs et présents sur l’ensemble des territoires.
De nombreuses incertitudes règnent sur l’avenir des Départements en France, et ce depuis des années.

Comment envisagez-vous l’avenir ?
D. B. : Lors de la précédente mandature, il avait été envisagé de supprimer les Départements, voire de les “dévitaliser”. Or les Départements ont rempli et remplissent pleinement leur rôle de stabilisateurs sociaux. Imaginez quelles seraient les fractures que nous connaitrions aujourd’hui si les Départements avaient été supprimés ! Aujourd’hui, personne ne conteste notre existence. Le Président de la République, nous l’a encore récemment confirmé.
Les Départements remplissent un rôle à la fois de proximité et d’engagement dans des politiques volontaristes.

Peut-on s’en passer en France ?
D. B. : Les missions des Départements sont essentielles : assurer la mise en oeuvre et la cohérence des solidarités territoriales et humaines. Concrètement, nous travaillons notamment en faveur de l’insertion professionnelle, de la dépendance, qu’il s’agisse du handicap ou du grand âge mais également, en lien avec d’autres échelons de collectivité, sur les politiques touristiques, sportives et de jeunesse. Nous sommes à l’écoute des attentes des territoires, quelle que soit leur nature et nous poursuivons nos efforts pour les valoriser, les aménager, les connecter, leur donner accès aux infrastructures routières ou numériques.

Quels sont alors les grands enjeux pour les années à venir ?
D. B. : Nous avons besoin de perspectives claires avec la résolution de trois difficultés. La première est d’ordre institutionnel. La loi NOTRe a introduit des rigidités excessives qui doivent être corrigées. Nous avons davantage besoin de souplesse et d’expérimentation.
La deuxième difficulté consiste à reconstruire avec l’État une confiance réciproque dans nos relations budgétaires et financières car la baisse drastique des dotations, ces dernières années, et l’accroissement sensible du coût des Allocations Individuelles de Solidarité (RSA, APA, PCH) a placé les Départements en situation de grande fragilité. La troisième difficulté concerne la prise en charge des Mineurs non accompagnés, dont le nombre a littéralement explosé. Nous touchons ici à un sujet extrêmement sensible et complexe. Nous comptons sur le Gouvernement pour trouver avec lui une solution à la fois humaine pour ces jeunes déracinés et ferme avec les réseaux mafieux qui les exploitent.
Je compte d’ailleurs beaucoup sur la Conférence nationale des Territoires initiée par le Président de la République, pour évoquer ces sujets et entamer avec le Gouvernement un vrai travail de fond.

Qu’espérez-vous de ce 87e congrès en octobre prochain ?
D. B. : Les Départements sont prêts à assumer leur rôle, l’État doit assumer le sien. Force est de constater que nous avons su trouver chez le Président de la République à la fois une oreille attentive, une compréhension des enjeux auxquels nous devons faire face avec une réelle volonté de travailler avec les Départements dans une démarche partenariale fondée sur la confiance réciproque. Nous l’avons d’ailleurs invité à venir conclure nos travaux et nous serions heureux de l’accueillir.