Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Département des Bouches-du-Rhône

Sapeurs-pompiers : des interventions capitales

Les incendies de l’été rappellent à tous à quel point les soldats du feu jouent un rôle fondamental pour protéger les biens et les personnes.

 

2016 fut une année noire dans les Bouches-du-Rhône en matière d’incendie malgré le dispositif remarquable du SDIS 13 (Service départemental d’incendie et de secours). Environ 4 800 hectares de forêts ont brulé l’été dernier, “la pire année depuis les années 90”, comme l’avait d’ailleurs souligné le Colonel Grégory Allione, directeur du SDIS. Le plus grand feu de l’été 2016 avait touché Rognac, Vitrolles et les Pennes-Mirabeau, au Nord de Marseille pour s’arrêter aux portes de la ville, consumant 2 700 hectares et obligeant l’évacuation de 600 personnes.

MOBILISATION DES SOLDATS DU FEU

Les responsables du service ont loué le travail des hommes sur le terrain : à Rognac seulement 25 maisons ont été détruites sur les 5 000 habitations. Les soldats du feu ont également défendu les 24 sites classés Seveso employant 43 500 personnes du pourtour de l’Etang-de-Berre et le radar de Vitrolles, vital pour l’aéroport. “Si l’on prend en compte les conditions extrêmement défavorables en termes de météo pour l’été 2016, relativise prudemment le Lieutenant-Colonel Vincent Honoré, chef du groupement Opérations, le bilan aurait pu être bien plus tragique encore.”

“NOUS SOMMES PRÊTS”

Pour 2017 et la saison estivale qui est là, le SDIS 13 se prépare depuis de longs mois. “Nous avons réalisé un gros travail de retour d’expérience, notamment pour faire évoluer le matériel avec l’aide du Département”, précise Vincent Honoré. Et d’ajouter : “Depuis le mois de mars, nous préparons activement les matériels et les hommes, nous vérifions tout. Tout, absolument tout est testé.” Chaque membre du personnel, “du sapeur au colonel” a suivi un ou plusieurs cycles de recyclage, avec des entraînements de terrain et en simulation, y compris en partenariat étroit avec le Bataillon de marins-pompiers.
“Nous sommes prêts. Nous avons davantage de réserves d’eau qu’à la même époque en 2016, mais les températures ont été plus chaudes en mai 2017.” C’est bien la vigilance et le professionnalisme qui primeront encore une fois cet été.