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Centre de jour Bd Bouès - Mercredi 8 février 2017

Signature de la convention Département-Restos du Cœur

Je suis très heureuse de signer aujourd’hui cette nouvelle convention avec Les Restos du cœur, qui marque une nouvelle étape dans le partenariat privilégié que nous avons noué avec cette association. M. Bernard Nos, je tiens à saluer votre engagement et celui de vos bénévoles. Vous faites partie des maillons les plus solides de cette grande chaîne de solidarité qui soutient les plus démunis de ce département.

Merci pour votre action, merci pour votre dévouement et votre détermination à lutter contre la précarité et assurer une alimentation décente à ceux qui n’ont même plus les moyens de subvenir au tout premier des besoins d’un être humain.
Je veux également saluer la présence parmi nous de Marine Pustorino, Vice-présidente du Département en charge de l’insertion, qui s’engage à chaque instant pour que nos concitoyens les plus en difficulté puissent retrouver leur équilibre.

Je ne poursuis qu’un objectif, je le répète régulièrement, c’est d’améliorer le quotidien des Provençaux. La tâche est immense et les priorités sont nombreuses, surtout dans le domaine de la solidarité.
Le partenariat que nous signons aujourd’hui est une véritable avancée. Dès que nous le pourrons, nous mettrons nos moyens et nos locaux à disposition de ceux qui en ont le plus besoin.
En tant que responsables politiques, il est de notre devoir d’être à l’origine de ce type d’initiative et d’innover.
C’est exactement ce que nous avons fait le 17 janvier dernier avec l’ouverture du centre d’accueil de nuit de Pressensé, dans le 1er arrondissement.

Offrir un lieu d’accueil aux sans domicile fixe, avec leurs animaux de compagnie, personne ne l’avait encore fait.
C’était pourtant essentiel. Ceux qui, comme vous, M. Nos, oeuvrent aux côtés des SDF, savent qu’il s’agit d’un argument de poids pour les convaincre de se mettre à l’abri.
C’est bien ce que nous renouvelons ici, dans cette ancienne Maison de la solidarité qui n’était plus occupée depuis deux ans, en proposant l’ouverture d’un centre unique en France.

Oui, cette structure, qui permettra d’accueillir 150 personnes par jour, avec leurs animaux, n’existe encore nulle part ailleurs.
Ceux qui viendront trouver refuge dans ces locaux bénéficieront de l’accueil des bénévoles de Resto du cœur, mais aussi de Médecins du monde, qui proposera des soins.
Il y aura également des psychologues et des membres de la SPA qui sauront s’occuper de leurs animaux, avec l’ aide de vétérinaires.
Quelques travaux de remise en état sont encore nécessaires, mais nous pourrons ouvrir ce centre dans les tout prochains mois.

Mesdames et messieurs, dans tous les domaines et quel que soit le but de mon action, je recherche avant tout l’efficacité, la méthode, le résultat.

En matière de solidarité, qui est au cœur de l’action du Département, avec la moitié du budget de l’institution dédiée à ces actions, je me dois de trouver des solutions qui fonctionnent et qui apportent un vrai soutien à nos concitoyens qui en ont le plus besoin.
C’est ce que nous avons fait encore le mois dernier avec Proxidon, la plateforme internet qui permet de mettre en relation les commerçants et les associations, de façon à lutter contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la Banque alimentaire.
Je le répète, ce que nous voulons, c’est que la solidarité soit consacrée à ceux qui en ont vraiment besoin. C’est ce que j’appelle l’exigence sociale.

C’est bien ce que nous faisons tous les jours, avec Marine Pustorino, quand nous lançons des dispositifs innovants sur l’emploi, pour permettre à des milliers de bénéficiaires du RSA de retrouver du travail.
Ou bien quand nous mettons en place des structures de répit, pour accueillir la famille ou l’entourage des personnes souffrant de Parkinson ou d’Alzheimer, avec l’aide de Maurice Rey, notre délégué aux personnes âgées

Ce sont aussi les 3000 euros de subventions que nous proposons aux propriétaires de logements issus des classes moyennes, pas assez démunies pour obtenir des aides publiques traditionnelles afin de réaliser des travaux de rénovation.

Je voudrais enfin évoquer un dispositif que nous avons présenté ce matin.
Il s’agit de mettre à disposition des logements de 13 Habitat que nous mettons pour les femmes victimes de violences conjugales, avec l’aide de Sylvie Carrega et de Lionel Royer Perrault, afin de les accompagner et de les aider à faire face à leur situation dramatique.

Mes chers amis, la lutte contre la précarité, contre le dénuement et contre la détresse sociale n’appartient ni à la gauche ni à la droite.

Le nécessaire effort de solidarité envers nos concitoyens les plus fragiles dépasse bien heureusement les clivages de la vie politique.
Si je m’engage au quotidien aux côtés de ces hommes et de ces femmes qui souffrent, c’est parce que j’y trouve la quintessence de mon action politique.
J’y mets toutes mes valeurs et tous mes engagements, comme je le fais chaque jour au service des hommes et des femmes qui font vivre ce territoire.

Je souhaite aussi que la réussite de ce projet puisse faire naître d’autres idées et d’autres engagements en faveur des plus pauvres, sur notre territoire, comme partout où le besoin se fait sentir.
Soyons pilotes et novateurs en matière de solidarité, comme nous pouvons l’être dans le retour à l’emploi, dans la mobilité ou la santé !

La Provence ne grandira, ne s’inscrira dans une dynamique solide de développement que lorsque le chômage et la précarité diminueront durablement.
C’est là tout le sens de mon action à la tête du Département.

17.02.2017

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