Martine Vassal : "L'heure est à l'union nationale"

 

Réaction de Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, après l'attentat qui s'est produit sur la Promenade des Anglais à Nice : 

« Je veux d’abord, au nom du Département des Bouches-du- Rhône, apporter tout mon soutien et ma solidarité aux victimes et aux familles des victimes de la tragédie d’hier.

J’entends également soutenir de toutes mes forces Christian Estrosi, président de la région, mais aussi de la Métropole Nice Côte d’Azur, qui se trouvait hier soir sur les lieux du drame et qui doit affronter une situation exceptionnellement grave.

Le Département restera à leurs côtés et fera tout son possible pour atténuer, si c’est encore possible, leur douleur et leur peine.

Dès que j’ai pris connaissance de l’ampleur de la tragédie, j’ai demandé aux responsables du Service départemental d’incendie et de secours d’envoyer sur place un contingent de sapeurs-pompiers. Une colonne de 12 ambulances et trois véhicules avec trois médecins et trois infirmiers supplémentaires, un groupe d’incendie avec quatre fourgons, une équipe de cadres et une groupe d’extraction, soit près de 100 intervenants. Ils sont rentrés ce matin, à l’exception de deux de nos psychologues, dont la mission reste primordiale.

Oui, nous sommes en guerre, à chaque heure, à chaque instant.

Ce qui s’est produit hier à Nice peut arriver partout en France et aujourd’hui encore. C’est pourquoi j’approuve totalement la décision d’annuler les festivités de ce soir à Marseille et dans le reste du département.

Non, il faut pas céder à la panique et ne pas se laisser entraîner dans le précipice dans lequel veulent nous entraîner ces terroristes.

Mais nous avons affaire à une guerre nouvelle, dont nous n’avons encore sans doute pas pris toute la mesure.

Nous devons désormais mieux nous protéger sur notre territoire, c’est une nécessité absolue.

La tâche est extrêmement difficile, mais, en tant que responsables politiques, nous n’avons pas d’autres choix que de faire évoluer notre action, pour mieux défendre nos concitoyens.

Bien-sûr, le renseignement reste au coeur de la lutte contre le terrorisme et doit évoluer. C’est la clé pour éviter ces tragédies avant qu’elles ne se produisent. Mais il faut désormais proposer une évolution de nos forces de l’ordre, afin qu’elles se sentent elles-aussi plus en sécurité face à cette situation nouvelle et pour qu’elle puisse mieux répondre à ces attaques.

Nous devons leur donner tous les moyens d'agir .

S’engager de cette manière, c’est montrer à notre société que nous nous engageons aux cotés de ces hommes et de ces femmes qui font respecter l’ordre dans notre pays et qui transmettent les valeurs fondatrices de notre république. C’est essentiel.

Je salue au passage l’engagement de Jean-Claude Gaudin, qui a permis à sa police municipale de renforcer ses effectifs pour organiser des patrouilles de nuit notamment et de pouvoir utiliser des armes, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Cette démarche est fondamentale.

L’heure n’est pas à la critique, mais bien à l’union nationale.

Pour que nous puissions sortir vainqueur de cette guerre contre cet ennemi lâche et imprévisible, qui veut saper les fondements de notre société, il y a plus que jamais nécessité de jouer collectif.

C’est la seule solution pour préserver le vivre ensemble, c'est donner les moyens aux forces de l'ordre et sensibiliser la population que tout le monde doit se sentir concerné en étant attentif et solidaire."

18 juillet 2016