Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Un service de proximité pour vaincre le virus

Pour davantage d’équité sur le territoire, le Département a décidé de déployer un nouveau dispositif : l’unité mobile de vaccination.

> Un service pour les petites communes
Sous la forme d’un bus aménagé pour l’occasion, l'unité mobile sillonne le territoire depuis le 22 mars pour permettre aux personnes isolées, dans les communes de moins de 2 500 habitants, d’accéder à la vaccination. Élaborée avec l’expertise du SDIS 13 et en concertation avec chaque commune, elle a pour objectif d’offrir un véritable service public dans des zones dépourvues de centre de vaccination agréé par l’Agence Régionale de Santé (ARS).

> Une navette pour la prise en charge du “dernier kilomètre”
Pour répondre aux besoins de chacun, une navette affrétée par le Département est chargée d’effectuer le transport entre le domicile des personnes dépendantes et le bus, à la demande de la commune.

> Vaccination à domicile pour les plus fragiles
En complément de la navette, l’équipe médicale de l’unité mobile prépare des doses de vaccin qu’elle remet au médecin traitant chargé d’effectuer l’acte vaccinal au domicile des personnes alitées ou grabataires.

Les 24 communes éligibles
Saint-Antonin-sur-Bayon, Beaurecueil, Saint-Pierre-de-Mézoargues, Boulbon, Les Bauxde- Provence, Le Paradou, Maussane-les-Alpilles, Saint-Estève-Janson, Mas-Blancdes- Alpilles, Saint-Étienne-du-Grès, Aurons, Vernègues, Verquières, La Barben, Saint- Paul-Lès-Durance, Vauvenargues, Saint-Marc-Jaumegarde, Cornillon-Confoux, Aureille, Eygalières, Puyloubier, Belcodène, Lamanon, Saintes-Maries-de-la-Mer.

Si votre commune est éligible à ce service, la prise de rendez-vous s’effectue par téléphone.
Retrouvez toutes les informations sur departement13.fr ou auprès de votre commune.
 

64 000 DOSES ACHEMINÉES PAR LE DÉPARTEMENT

Soumis au respect d’un protocole sanitaire strict, l’acheminement des doses de vaccin nécessite une prise en charge sécurisée et rapide. Le Département, qui dispose des moyens adaptés pour assurer le transport, s’est porté volontaire pour devenir le relai privilégié de l’AP-HM. Depuis le début de la campagne de vaccination, les personnels de la collectivité ont livré 64 000 doses de vaccin vers les centres départementaux, les hôpitaux, pôles santé et autres foyers de vie sur le territoire.

 

 

3 QUESTIONS AU COLONEL ROBERT TRAVERSA
MÉDECIN-CHEF DU SDIS 13
“JUSQU’À PRÉSENT, CE N'ÉTAIT QU'UN ÉCHAUFFEMENT”

Quel regard portez-vous sur la situation après une année de crise exceptionnelle ?
Robert Traversa : C’est inédit pour tout le monde, à tous les niveaux. Chez les sapeurs-pompiers, nous n’avions jamais connu de grande crise sanitaire comme celle d’aujourd’hui. Nous avions eu une sérieuse alerte il y a quelques années avec l’épidémie de H1N1, mais là, ce n'est pas comparable. Cela a demandé à chacun d’entre nous de s’adapter, et les sapeurspompiers l’ont fait. Il a fallu poursuivre les missions traditionnelles tout en livrant des masques, en dépistant massivement et aujourd’hui en vaccinant. Et ça ne fait que commencer.

Que voulez-vous dire ?
R. T. : Les premiers grands centres de vaccination se sont montés il y a seulement quelques semaines. Mais il y en aura bien d’autres quand nous aurons davantage de vaccins disponibles. Lorsque ce sera le cas, l’indication de vaccination sera probablement portée sur l’ensemble de la population et là, nous passerons à une phase beaucoup plus importante. Jusqu’à présent, ce n'était qu'un échauffement.

Pouvez-vous encore monter en puissance ?
R. T. : Nous ne pourrons pas y parvenir seuls, mais nous pouvons compter sur l’appui d’une collectivité comme le Département et sur d’autres structures pour nous prêter main forte. Depuis le 12 mars, un nouveau décret autorise les sapeurs-pompiers non professionnels de santé à vacciner. Ils ont une habilitation exceptionnelle pour accomplir ce geste, dans le cadre de cette crise. Nous sommes donc déjà en train de les former pour pouvoir les intégrer à notre organisation lorsque ce sera nécessaire.

L’ANALYSE DES EAUX USÉES, UNE ARME REDOUTABLE

Depuis quelques mois, des équipes du SDIS 13, en partenariat avec le Laboratoire départemental d’analyses (LDA 13), ont réalisé près de 500 prélèvements des eaux usées pour détecter des traces de virus, notamment dans les Ehpad et les collèges.

Cette stratégie est uniquement orientée vers les établissements “indemnes” de toute infection et permet ainsi de prévenir la création d’un foyer de contamination.

Si la présence du virus est détectée, les sapeurspompiers sont en capacité de déployer une opération de dépistage massive pour isoler les personnes positives.