Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Département des Bouches-du-Rhône

Mieux connecter les réseaux de transports métropolitains

Métro modernisé, tramway prolongé, bus express en site propre, parkings-relais, pôles d’échanges et voies réservées aux transports collectifs, Métropole et Département donnent ensemble un nouveau coup d’accélérateur aux transports.

220 millions d’euros, c’est le montant du nouvel engagement pris par le Département entre 2019 et 2021 pour permettre à la Métropole Aix-Marseille-Provence de poursuivre la réalisation de projets stratégiques, destinés à améliorer les déplacements sur le territoire. Cette enveloppe supplémentaire vient s’ajouter aux 300 millions d’euros déjà investis par le Département sur la période 2016-2019 pour abonder les grandes opérations des collectivités et faire avancer les transports.

520 MILLIONS D’EUROS ENGAGÉS

“C’est un partenariat unique que le Département a mis en oeuvre depuis 2016 en faveur de la mobilité”, explique Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental et de la Métropole, qui a fait des transports une priorité absolue, bien consciente du retard accusé et de l’enjeu capital que représentent les transports pour l’attractivité, le développement économique, l’environnement et la qualité de vie du territoire. Au total, d’ici à 2021, le Département aura ainsi mobilisé 520 millions d’euros pour créer un effet de levier et sortir progressivement du “tout-voiture” sur un territoire régulièrement dans le rouge en matière d’embouteillage et de pollution. Sans l’aide départementale, de nombreux projets n’auraient ainsi pas pu se concrétiser, restant au stade des études et des bonnes intentions.

UN APPEL AU CONCOURS DE L’ÉTAT

Mais si l’investissement du Département est massif, il reste insuffisant pour poursuivre l’énorme chantier des déplacements, évalué par la Métropole à 3,5 milliards d’euros d’ici à 2025, dans le cadre de son Agenda de la Mobilité. “Il faut un engagement fort et résolu de l’État ! En matière de transport, le financement, c’est le nerf de la guerre. À partir de 2022, il va falloir que l’État prenne ses responsabilités pour couvrir les besoins en transport du territoire. C’est tout simplement un principe d’équité par rapport à Paris où 38 milliards d’euros sont investis pour réaliser le Grand Paris Express”, clame la Présidente du Conseil départemental et de la Métropole qui a interpellé le gouvernement à plusieurs reprises sur le sujet.

ANTOINE SÉGURET, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES TRANSPORTS DE VOYAGEURS DES BOUCHES-DU-RHÔNE
DES SOLUTIONS CONCRÈTES POUR FAIRE CHANGER LES HABITUDES

“Les solutions proposées par la Métropole et le Département vont dans le bon sens. Rendre leur place aux transports en commun est une priorité. Dans un premier temps, la création de parkings-relais est importante car ils regroupent en un lieu unique tous les services de la mobilité. C’est un dispositif très efficace pour inciter les habitants à changer leurs habitudes. Ensuite, les Bus à haut niveau de service (BHNS) permettent à la fois de faciliter le transport par autobus et de faire de la pédagogie, tout comme les voies réservées sur autoroute.

Quand les automobilistes sont dans les embouteillages et qu’ils voient les bus avancer, la prise de conscience est généralement très rapide. Ensuite, les transports nouvelle génération revêtent un double avantage : le confort et l’écologie. Avec les motorisations au gaz ou à l’électricité, le voyageur est bien plus satisfait de ses conditions de transport : moins de bruit, moins de pollution, moins de vibrations. C’est du concret et les effets positifs se font déjà sentir sur les lignes existantes, il faut continuer.”

Le Plan départemental pour la mobilité d’un montant de 300 millions d’euros a permis l’amorçage d’infrastructures de transport indispensables sur des secteurs-clés du territoire, notamment pour l’accès aux bassins d’emploi. Parmi eux, les chantiers marseillais en cours du Boulevard Urbain Sud, la requalification du Jarret feront cohabiter plusieurs modes de transport. D’autres opérations s’achèvent cette année comme la ligne de Bus à haut niveau de service (BHNS), L’Aixpress à Aix-en- Provence. Ces bus express circulent en partie ou intégralement en site propre assurant rapidité, ponctualité et régularité (lire aussi en p.11). Enfin, d’ici à 2021, des chantiers majeurs vont sortir de terre.

À AIX-EN-PROVENCE, LE BHNS MIS EN SERVICE EN 2019

100 % électrique, en grande partie en site propre, L’Aixpress reliera d’ici quelques mois, en 19 stations et en seulement 25 minutes, les quartiers d’habitat social, l’hyper-centre, les facultés, la gare SNCF, de Saint-Mitre au pôle d’échanges Krypton. Une avancée majeure pour les déplacements dans le bassin aixois.

Le Département mobilise 33 millions d’euros dans ce projet dont le coût total s’élève à 92,2 millions d’euros.

PRIORITÉ AUX CARS SUR LES AUTOROUTES

Dix cars à double étage baptisés “Car+” sont en service depuis 2018 sur l’axe Aix-en-Provence-Marseille (ligne 50). Ces véhicules à haut niveau de service, financés à 70 % par le Département, sont voués en 2019 à se développer sur d’autres lignes interurbaines.

D’autant qu’ils circulent déjà sur 6 kilomètres de voies réservées pour un gain de temps de parcours de l’ordre de 20 minutes aux heures de pointe.

En 2019, Métropole et Département, aux côtés de l’État et de la Région, aménageront des nouvelles voies réservées dans le secteur de l’Agavon (entre A7 et RD9) pour améliorer l’accès à l’aéroport, sur l’A51, en amont de Plan-de-Campagne et, au niveau de la terminaison de l’A7 entre la L2 et Saint-Charles.

DES PÔLES D’ÉCHANGES MULTIMODAUX POUR LES LIAISONS DE PROXIMITÉ

Les pôles d’échanges multimodaux, ces lieux où se connectent différents modes de transport (train, métro, bus, voiture) maillent progressivement le territoire. À l’image de celui de Trets, récemment mis en service et doté d’une gare routière, d’un parking-relais de 113 places avec bornes de recharge électrique et d’un emplacement vélo sécurisé.

En 2019, le pôle d’échanges Capitaine Gèze à Marseille adossé à la future station de métro verra également le jour et en 2020, ce sera au tour de ceux de Gardanne, de La Ciotat et de Martigues.

LES PARKINGS-RELAIS, UNE SOLUTION EN PLEIN DÉVELOPPEMENT

Pour inciter les automobilistes à se rabattre sur les transports collectifs, Département et Métropole misent sur les parkings-relais. Ainsi, à Marseille, au terminus de la ligne 1 du métro La Rose (ci-contre), un nouveau parking-relais de 800 places (contre 400 actuellement) verra le jour à l’horizon 2021 et sera notamment équipé d’emplacements pour les personnes à mobilité réduite, de places réservées aux véhicules électriques avec bornes de recharge et d’une zone sécurisée de 100 places pour les vélos et les motos.

Fin 2019, à Aix-en-Provence, le parking-relais Lieutenant-Colonel Jeanpierre de 600 places viendra se connecter à la ligne BHNS L’Aixpress.