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Maison du Bel Âge : "Ce lieu est ma véritable bouffée d'oxygène"

C’est désormais devenu un rituel. Chaque matin, Marie, 65 ans, se rend à la Maison du Bel Âge (MBA) d’Aubagne ouverte en mars 2018. Au-delà des activités proposées, elle vient y échanger quelques sourires et de précieux moments.

Dix minutes à pied, c’est le temps qu’elle met, chaque jour, pour se rendre à la MBA de l’allée des Verriers. Un café, du réconfort, de la joie, Marie trouve ici de quoi rompre la monotonie d’un quotidien plombé par la maladie. “Après plusieurs cancers, mon mari a besoin de moi. Je suis tenue de rester près de lui et d’en prendre soin”. Si elle ne peut participer à toutes les sorties faute de temps, la sexagénaire ne raterait ce rendez-vous matinal pour rien au monde.

“CE SONT MES SAUVEUSES”

C’est avec beaucoup d’affection que Marie évoque l’équipe qui anime la MBA d’Aubagne. “Ce sont mes sauveuses. Elles sont toujours à l’écoute et quand je ne viens pas, elles s’inquiètent pour moi. Nous avons tissé un lien très fort et c’est un peu comme une deuxième famille”, confie-t-elle avec une certaine émotion. Depuis qu’elle a appris l’existence de cette MBA, Marie en est un peu la mascotte et n’hésite pas à inciter ses amis à passer la porte : “J’en parle autour de moi, il est important de dire que ça existe. Les gens sont demandeurs de structures comme celle-là”.

UN ACCOMPAGNEMENT ESSENTIEL

Si la convivialité et le partage sont au programme, Marie peut aussi compter sur le professionnalisme de l’équipe pour l’aiguiller dans ses démarches quotidiennes. “J’ai pris des cours d’informatique ici pour pouvoir vivre avec mon temps, faire ma déclaration d’impôts par exemple. Je vais bientôt partir à la retraite et je sais que les filles vont m’aider à constituer le dossier”.

Un soutien à la fois psychologique et logistique qui rassure et met du baume au coeur. “Quand on finit la journée, on a vraiment l’impression d’avoir servi à quelque chose. Nous nous attachons aussi à eux”, confesse Amandine, coordinatrice de la MBA. Entre Marie et ses “sauveuses”, la belle histoire n’est pas près de s’arrêter.