Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Amélie Rotar, les Jeux pour rêve
Sports

Amélie Rotar, les Jeux pour rêve

10/02/2020

La jeune volleyeuse de 19 ans, qui est née et a été formée dans les Bouches-du-Rhône, n’a qu’un objectif en tête : participer aux JO de 2024.

Qui aurait pu croire que cette petite fille qui a fait ses premières passes de ballon sur la plage à Martigues deviendrait onze ans plus tard capitaine de l’équipe France Avenir 2024, la pépinière de talents du volley féminin français ?

Aujourd’hui âgée de 19 ans, Amélie Rotar n’y va pas par quatre chemins. “ Les JO, c’est l’objectif primordial de ma vie ”, assène la jeune femme au caractère bien trempé.

Amélie a vraiment le volley dans la peau. Elle a du leadership, c’est une attaquante qui aime peser sur le jeu. Elle a le profil pour aller aux JO ”, renchérit Jacques Beraud, l’entraîneur de France Avenir 2024, une équipe créée pour amener les meilleures jeunes Françaises aux Jeux.

 

J’ai failli lâcher

Le volley, c’est une histoire de famille chez les Rotar. Le père d’Amélie était international roumain et sa mère jouait en Pro B. Autant dire que le volley coule dans les veines de cette grande joueuse de 1m88. Amélie ne serait-elle plus qu’à un fil de réaliser son rêve ? Tous les signaux sont au vert pour l’instant. Mais la sportive sait qu’il faudra continuer à se battre. “ Parfois je galère, se confie-t-elle. Il m’arrive d’envier les jeunes qui ont une vie normale. Mais tout de suite, je me reprends : eux, ils vont regarder les JO à la télé en 2024. Moi j’y serai peut-être ! ”.

Comme tous les sportifs de sa trempe, Amélie a dû faire des sacrifices pour en arriver là. A 12 ans, elle quitte le nid familial de Martigues pour un internat à Aix-en-Provence qui lui permet de suivre des entraînements intensifs. Un déchirement pour celle qui n’est encore qu’une petite fille. “ J’ai failli lâcher ”, raconte pudiquement Amélie.

 

“ Le volley, c’est ma religion 

Mais très vite, toujours avec cette rage de gagner, Amélie progresse. En nationale 2 avec le club Pays d’Aix-Venelles. Puis ce sera les Championnats européens avec l’équipe de France U19. Et aujourd’hui France Avenir 2024 avec, cerise sur le gâteau, le brassard de capitaine.

Alors quand elle se retourne sur le passé, Amélie n’a aucun regret. “ Il y a eu des moments durs, loin de ma famille. Et il y a toujours des moments de fatigue. Les déplacements, les matchs, les entraînements, les décrassages… Il n’y a jamais de place pour le repos. Mais je sais pourquoi je fais ça. Le volley, c’est ma religion ” , explique la jeune femme.

 

Richesse et ouverture d’esprit ”  

Ce pur produit de Provence a, à n’en pas douter, la niaque sur les terrains. Mais, en jeune femme mature, elle sait aussi trouver un équilibre de vie ailleurs. C’est notamment en jouant de la guitare et du piano qu’elle lâche prise, qu’elle s’évade “pour faire retomber la pression”.

Comme tous les grands sportifs, Amélie a beaucoup d’humilité, explique son entraîneur. Elle possède une richesse et une ouverture d’esprit que peu de jeunes femmes ont à son âge. Elle dégage beaucoup de sérénité. Son envie et son enthousiasme la porteront haut. ” Espérons sur le toit de l’Olympe.

 

Le Département, “ Terre de Jeux 2024 ”

Les Bouches-du-Rhône ont officiellement obtenu le label « Terre de Jeux 2024 » décerné par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Le Département entend s’engager pleinement dans l’aventure de 2024 en investissant davantage dans les associations sportives locales, mais aussi en soutenant toujours plus d’événements sportifs comme l’Open 13 Provence, le Tour cycliste de la Provence ou encore le mondial La Marseillaise à Pétanque et la Sail GP. Le Département continue également de miser sur les athlètes de haut niveau en leur donnant un coup de pouce financier. Ainsi la volleyeuse Amélie Rotar, comme 77 autres athlètes des Bouches-du-Rhône, a reçu une aide du Département en 2019. Ce dispositif a été créé afin de favoriser l’amélioration des performances des sportifs départementaux et de les soutenir tout au long de leur carrière.

 

J.K

Crédit photo : G2elles et IFVB Média