Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Dépistage : le Département au cœur de la prévention à l’Institut Paoli-Calmettes
Retour sur...

Dépistage : le Département au cœur de la prévention à l’Institut Paoli-Calmettes

05.10.2018

A la pointe de la prévention, du dépistage et du diagnostic du cancer, l’Institut Paoli-Calmettes vient de se doter d’une nouvelle unité d’imagerie de la femme, afin de lutter contre le cancer du sein. Un équipement financé en grande partie par le Département. Elle a été inaugurée jeudi 4 octobre.

Ici, l’entrée se fait directement depuis la rue, sans passer par l’accueil central. Ici, les coursives sont de couleur douce, les leds renvoient une lumière apaisante et les salles d’attente dégagent une odeur d’orange ou de lavande. 

Ici, les plafonds sont ornés d’un ciel bleu et les murs tapissés de papillons. Ici, à côté des clichés de mammographies défilent sur un écran des images de mer et de soleil. Et pourtant, ici, on diagnostique la présence ou non d’un cancer du sein, première cause de mortalité du cancer chez la femme. 

58 000 nouveaux cas chaque année

Et c’est bien ce contraste qui est mis en avant par la nouvelle plateforme d’imagerie de la femme que vient d’inaugurer Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental, à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC), en compagnie de Brigitte Devesa, déléguée à la santé et Lionel Royer-Perreaut, délégué du canton. En améliorant l’accessibilité des femmes au dépistage et au diagnostic, en favorisant le bien-être des patientes, ce nouvel équipement de 300 m² va permettre de lutter de façon plus efficace contre le cancer du sein. « Avec cet espace, les femmes qui viennent pour passer une mammographie ou une biopsie entrent dans un univers différent, sont moins stressées, ont moins peur et du coup vivent leurs examens de façon moins anxiogène », argue le docteur Aurélie Jalaquier-Coudray, directrice de l’imagerie.

Grâce à deux salles de mammographie dotées d’un appareil numérique, d’une salle d’échographie, de deux salles d’imagerie interventionnelle et d’une salle d’IRM, le centre a multiplié par deux ses équipements. Une avancée indispensable pour accueillir plus de 13 500 femmes chaque année dans le cas de mammographies ou de biopsies.

Et en ce mois d’octobre rose, il est urgent de favoriser la prévention et la détection du cancer du sein qui voit chaque année en France l’arrivée de 58 000 nouvelles patientes.

 « La mammographie est un examen comme un autre »

Pour le Professeur Viens, directeur de l’IPC, « cet outil répond à des enjeux quantitatifs en doublant la capacité de diagnostic, et qualitatifs grâce à des appareils de pointe ». Tout en précisant que sans les collectivités, il aurait été impossible de développer l’Institut à ce niveau-là. En pointant du doigt l’importance de ces financements, le Professeur Viens souligne ainsi le soutien du Département, premier partenaire institutionnel de l’IPC.

Car après avoir investi dans la création de l’IPC3 et l’IPC4, le Département est aussi le principal partenaire financier de ce nouveau pôle d’imagerie avec 1 million d’euros sur les 2,7 nécessaires. « La santé est un investissement essentiel pour moi. Et même si ce n’est pas notre compétence directe, nous sommes et serons toujours là pour lutter contre le cancer », a précisé Martine Vassal. En visitant les locaux et en découvrant les innovations des équipements et les soins apportés au bien-être des femmes, la Présidente du Conseil départementale a tenu à préciser que « la mammographie doit être un examen comme un autre. Ce n’est pas parce qu’on est malade qu’on vient à l’IPC. On vient ici aussi pour ne pas être malade ». Un message adressé à toutes celles qui un jour franchiront la porte de cette nouvelle imagerie de la femme.

 

En attendant la ministre…

Avec le plan santé, le Département investit 20 millions d’euros pour moderniser, aménager, sécuriser les hôpitaux et garantir une plus grande prise en charge des patients et l’amélioration des conditions de travail du corps médical. « Il y a une nécessité d’investissement sur les bâtiments vieillissants et sur des équipements souvent en déficits structurels. Nous avons par exemple soutenu la rénovation des urgences à l’hôpital Saint-Joseph et des urgences enfants à la Timone. Mais nous ne pouvons pas tout faire. On a besoin que l’Etat prenne sa part et qu’il tienne compte des besoins de notre territoire pour le bien-être de nos populations », a souligné Martine Vassal. Un message envoyé à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, dont un déplacement est prévu à Marseille prochainement. « J'espère que l’Etat saura entendre nos demandes et répondra aux attentes des Provençaux ».

 

OG

Infos pratiques