Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

EnVol Europe : le voyage pour décoller dans la vie
International

EnVol Europe : le voyage pour décoller dans la vie

14/01/2019

Pour la 2e année, le Département soutient le dispositif EnVol, cette fois-ci en Europe. Objectif : encourager la mobilité internationale et ouvrir notre jeunesse à des expériences de vie différentes. Témoignages de Lucas et Alessandra.

Ils piétinent un peu sur place, plaisantent, rient, discutent. Avec un même point commun pour cette vingtaine de jeunes présents à l’association Eurocicle à Marseille : l’impatience de partir.

Dans le cadre du projet EnVol Europe (Engagement volontaire et coopération européenne) et du Service civique international (Lire ci-dessous), porté par le Département des Bouches-du-Rhône, il s’agit de favoriser les échanges entre territoires européens pour lutter de façon active contre le chômage, et contre celui des jeunes en particulier.

Lucas, 20 ans, s’apprête à partir en Hongrie à Pecs, « après des années de confort » dont le jeune homme veut sortir. Cheveux courts presque rasés, visage fin et regard déterminé, il raconte ses années passées : « J’étais au lycée à Marseille, ça ne me plaisait pas. Je n’avais pas d’objectif. Je suis devenu pâtissier. Ça ne me plaisait pas non plus. Je suis retourné au lycée, j’ai eu mon bac Littéraire, mais pour en faire quoi ? Aujourd’hui, je travaille dans la restauration. Et ça ne me plaît toujours pas ! ».

C’est sur les conseils d’un ami qui a expérimenté la première édition du projet EnVol que Lucas se décide rapidement. « Il était super heureux de son expérience. Moi, j’attendais un peu que ça me tombe dessus. Mais ça ne marche pas comme ça ! Je me suis inscrit et voilà, je vais partir en Hongrie pour être en quelque sorte ambassadeur de la Francophonie ! ». Avec « une petite boule dans le ventre », il confie « n’attendre que ça ! ».

Trouver la confiance

Alessandra Rebecchi, 26 ans, a fait le voyage inverse. Cette Italienne est venue dans le cadre du premier projet EnVol à La Ciotat. A Bologne, elle était jeune institutrice après 5 années d’études : « Je me suis rendue que ça n’était pas du tout mon truc ! Je manquais de confiance. » Elle arrive à La Ciotat et elle est si bien accueillie dans la ville de Patrick Boré, maire de la Ciotat et vice-président du Département délégué aux Relations internationales et européennes, qu’elle ne veut plus en partir : « Je me suis rendue compte que la France est un pays vraiment formidable, notamment au niveau des services et du travail. A part le fait de devoir faire la bise à des inconnus, ce qui me gêne un peu, je garde tout de la France ! ».

Alessandra est embauchée à la mairie et travaille sur les questions de jeunesse et de citoyenneté. « La confiance, je l’ai acquise grâce à cette expérience ! ».

Une vingtaine de jeunes gens s’apprêtent à partir en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Allemagne, en Pologne et en Slovénie pour une durée de 4 mois, après un mois de formation. Comme le résume Lucas, « Plonger vers l’inconnu est souvent réparateur. »

Ch. F.-K.

 

De premières réussites vers l’emploi

Elle le répète souvent et ne s’en lasse pas : « Etre déléguée à la Jeunesse, c’est la plus belle délégation ! » Danielle Brunet a fait part de son enthousiasme en rencontrant les jeunes en partance, en leur livrant quelques conseils : « A notre époque, quand nous voulions partir à l’étranger, c’était une affaire d’état. Pour vous, je pense que c’est nécessaire de découvrir ce qui se passe ailleurs, appréhender de nouveaux modes de vie, des contraintes et des difficultés que nous n’avons pas en France. J’ai confiance en vous : investissez-vous et foncez ! ».

Le projet EnVol Europe s’adresse à des jeunes âgés de 18 à 25 ans des Bouches-du-Rhône, dont au moins 1/3 est issu de zones urbaines sensibles. Les jeunes sélectionnés par l’association Eurocircle vont bénéficier d’une formation au départ et seront accompagnés afin de valoriser leur mobilité au retour.

« En 2018, 23 jeunes sont partis et nous en avons accueilli 7 en provenance de pays partenaires, détaille Laure-Line Trabuc, coordinatrice du projet à Eurocircle. Les résultats sont probants puisque 90% de ces jeunes sont aujourd’hui dans l’emploi ou en formation ».

Le projet est financé majoritairement par le Département des Bouches-du-Rhône.

Infos pratiques