Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Le Département travaille aussi depuis Bruxelles
International

Le Département travaille aussi depuis Bruxelles

21/01/2019

Notre Département est le seul en France à avoir ouvert, il y a un an, un bureau au plus près de l’Union européenne à Bruxelles. Avec des premiers résultats satisfaisants. Explications avec Amélie Smethurst, en poste en Belgique.

Le 10 janvier 2018, vous commenciez votre mission à Bruxelles au sein des institutions européennes. Pourquoi ce choix de la part du Département des Bouches-du-Rhône ?

Le Département des Bouches-du-Rhône est une institution très dynamique non seulement en France, mais aussi au niveau international. Être physiquement présent à Bruxelles permet d’être plus efficace stratégiquement et de défendre, de fait, les intérêts des acteurs et des citoyens du territoire. C’est important, pour les élus comme Patrick Boré, vice-président délégué aux Affaires européennes, de rencontrer des représentants de la Commission européenne en charge des thématiques à enjeux pour notre territoire.

Comment travaillez-vous concrètement ?

J’ai pris mes fonctions le 10 janvier 2018, et je suis installée dans les bureaux de la Région Sud. Une chance car cela m’a offert l’opportunité de bénéficier des réseaux déjà existants, de travailler en bonne entente avec les agents de cette collectivité et donc de gagner en efficacité. Ce poste est passionnant et j’aborde tous les thèmes, de l’inclusion sociale et l’accès à l’emploi à la transition numérique, en passant par la culture, la jeunesse, le tourisme, etc.

Quel est votre principal objectif ?


Bien sûr obtenir des financements, pour répondre aux besoins de notre territoire et soutenir son développement. Les subventions européennes peuvent par exemple servir à financer des actions d’accompagnement vers l’emploi ou la création d’infrastructures sur le territoire telles que des crèches, des pistes cyclables, etc.

Vous êtes en quelque sorte la vigie du Département à Bruxelles ?

Je mène effectivement un travail de veille et de lobbying autour des politiques européennes, leur réglementation et les instruments de financements existants, comme le Feder (Fonds européen de développement régional) ou le FSE (Fonds social européen).

Quels sont les premiers résultats enregistrés ?

Notre action a permis d’obtenir près de 7,5 millions d’euros au titre de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ), sur un coût total des projets de 8,2 millions d’euros. Concrètement, grâce au Département et à l’Union européenne, des jeunes, âgés de 16 à 25 ans et complètement inactifs, donc très éloignés de l’emploi, ont pu suivre des parcours d’accompagnement individualisés.

D’autres exemples ?

Nous avons obtenu 75 000 euros au titre du programme européen Wifi4EU. Cinq communes, Gardanne, Saintes-Marie-de-la-Mer, Aix-en-Provence, Les Pennes-Mirabeau et la Roque d’Anthéron ont reçu un coupon de 15 000 euros chacune pour l’installation de points d’accès Wifi gratuits sur leurs communes.

Quels objectifs visez-vous pour 2019 ?

Nous entrons dans une période charnière, puisque les élections européennes auront lieu au mois de mai. Et en parallèle, l’institution européenne est en pleine préparation du budget pour la période 2021-2027 : nous allons donc mener des actions de lobbying pour que les besoins du département soient pris en compte et que les futurs projets développés sur le territoire soient finançables. Avec un rapprochement avec la Métropole Aix-Marseille-Provence. Pour que notre territoire rayonne davantage !

Ch. F.-K.

 

 

Le premier déplacement à l’international au cœur des institutions européennes

Quelques mois après son arrivée à la tête du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal a effectué son premier déplacement à l’international à Bruxelles, au cœur des institutions européennes. Accompagnée d’une délégation d’élus, la présidente du Département avait alors porté, en octobre 2015, la question de la riziculture et de la SNCM. Très rapidement, pour porter la voix de notre territoire et des deux millions d’habitants, elle a décidé d’ouvrir un bureau à Bruxelles. Par souci de pragmatisme et d’efficacité.

 

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