Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Le Marché des Arnavaux entre dans une autre dimension
Economie

Le Marché des Arnavaux entre dans une autre dimension

25.01.2019

Le Marché d’Intérêt National (MIN) des Arnavaux à Marseille va entamer une grande transformation. D’ici 3 ans, ce sont 45 000 m² de bâtiments qui vont être construits permettant ainsi de doubler le nombre d’emplois.

« Je me souviens être venue un matin très tôt, il y a quelques temps, et vous étiez inquiets pour l’avenir de ce marché. Je crois qu’aujourd’hui vous pouvez être rassurés car ce projet est fondateur pour notre territoire ». Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental et de la Métropole Aix-Marseille-Provence est sereine : le 24 janvier marque en effet le début du nouveau MIN Marseille Provence, avec à la clé des activités plus variées et un volume de production doublé. 

A l’origine de ce projet évalué à 84 millions d’euros, dont 25 millions d’euros financés par le Département et 10 millions d’euros par la Métropole, il y a étonnamment la création de la L2. Pour construire la nouvelle voie, 20% de la capacité foncière a été amputée sur les terrains des Arnavaux, entraînant la destruction de 20 000 m² d’entrepôts. « Certains y ont vu la disparition programmée à court ou moyen terme du Min des Arnavaux. Mais plutôt que de le délocaliser ou de le supprimer, tous ensemble nous avons fait le choix de le repositionner », se réjouit Didier Zanini, Conseiller métropolitain et Président de la Somimar, société gestionnaire du site.

1 500 nouveaux emplois

Concrètement, ce vaste chantier de 3 ans va permettre la création de 45 000 m² de nouveaux bâtiments industriels et commerciaux, regroupant de nouveaux pôles logistiques, une halle marchande ouverte au grand public, un pôle de transformation, une déchetterie rénovée, un pôle fleurs dont l’activité se développe et la construction d’un hôtel. A terme, le nombre d’emplois va doubler pour passer à 3 000 à l’horizon 2022. « Cette progression est due notamment à l’élargissement de la gamme des produits proposés. Aux traditionnels fruits, légumes, fleurs ou produits carnés, nous allons ouvrir les étals aux fromages, aux produits du terroir et à ceux de la mer », explique Marc Dufour, Directeur général du MIN. A terme, plus de 40 entreprises nouvelles devraient s’installer.

La Banque alimentaire au cœur du marché

Les activités de la Banque alimentaire sont également vouées à se développer dans ce nouveau MIN redimensionné. « Ce qui m’a surprise ici, c’est la difficulté à écouler certains produits encore consommables. C’est pourquoi nous avons décidé d’y installer la Banque alimentaire qui, dès le mois de juin, mettra en service un atelier de transformation des fruits et légumes récoltés auprès des professionnels présents sur le marché » détaille Martine Vassal. Un investissement entièrement financé par le Département pour un montant de 700 000 euros.

Bien entendu, à l’heure où les volumes vont doubler et l’activité croître, le développement durable n’est pas oublié. Une couverture photovoltaïque permettra de produire l’équivalent de l’électricité d’une commune de 4 000 habitants, et une nouvelle déchetterie verra le jour pour un meilleur tri et une optimisation des déchets produits chaque jour.

Enfin, notre département est le seul en France à posséder deux MIN, avec celui de Châteaurenard pour lequel 28 millions d’euros ont été débloqués. Ces deux cœurs de production vont s’harmoniser pour mutualiser les moyens, se structurer et se moderniser ensemble. « Ce que nous entreprenons sur notre territoire va faire rougir de jalousie vos collègues de Rungis » a conclu non sans malice Martine Vassal.

 OG

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