Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Marie et Laura, sacrées guerrières du handball
Sports

Marie et Laura, sacrées guerrières du handball

24/01/2019

A l’occasion de la journée mondiale du sport féminin, rencontre avec deux joueuses du club de handball de Plan-de-Cuques. Passes rapides avec deux professionnelles du handball, passionnées de la vie, Marie Olive et Laura Gaudefroy.

La chance d’une vie n’est-elle pas d’avoir une passion ? Marie Olive et Laura Gaudefroy en sont convaincues et sont les meilleures ambassadrices de la fougue… Et du handball. Toutes deux appartiennent au HBPC, autrement dit Handball Plan-de-Cuques, l’équipe féminine qui officie en division 2 du championnat de France et qui se rapproche, saison après saison, des sommets de ce sport de plus en plus populaire. Depuis notamment la victoire de l’équipe de France féminine aux Championnats d’Europe en décembre dernier, et les accumulations de coupes et de médailles des garçons, le handball attire et séduit pratiquants et (télé)spectateurs.

Les petites filles comme les petits garçons aiment jouer au hand, sport d’accès facile et plutôt complet. D’ailleurs, c’est très jeune que nos deux compétitrices ont rencontré « leur » sport. « Je devais avoir 7 ans et mes copains de classe m’ont proposé de venir jouer avec eux en club. J’étais déjà sportive, je bougeais tout le temps », se souvient Marie Olive, 32 ans et pivot de l’équipe actuelle.

Laura Gaudefroy, 27 ans, a débuté elle aussi son sport à l’âge de 7 ans. « Dans mon école, précise-t-elle, entre midi et 14h, nous avions la possibilité de faire du sport. » Originaire de La Garde dans le Var, elle raconte : « A la base, je voulais être gardienne de foot. Je voulais faire des arrêts et plonger ! Mais je n’avais pas le gabarit pour ça. » Elle rit beaucoup, Laura, d’elle et de la vie. « Je me souviens des premiers entraînements : des passes, des contre-attaques, un sport rapide, complet, stratégique, un sport d’équipe, très ludique et accessible. » Et elle a plongé pour de vrai. Pour le handball.

« Quand on est pro, tout est millimétré »

Marie et Laura, parce qu’elles font montre de talent et de persévérance, suivent un sport-études au lycée, avec des entraînements midi et soir, chaque jour de la semaine. Sans compter les matchs… « C’est vrai qu’on n’a pas trop eu de vacances ! » Aucun regret cependant car les jeunes filles vivent leur passion. Jusqu’à la blessure, sérieuse, pour Marie, alors qu’elle a 16 ans et participe aux stages de l’Equipe de France. « Je me suis pété les ligaments croisés, la blessure typique des handballeurs. » Après l’opération et une longue rééducation, elle intègre la D2 à Nantes et elle est sélectionnée en Equipe de France. En parallèle, elle suit une fac de sport. « Je m’endormais parfois sur mes cahiers tant le rythme hand/fac était intense ! » Et d’ajouter : « Quand on est pro, tout est cadré, millimétré : l’hygiène de vie, l’alimentation, le sommeil, le kiné, le préparateur physique. Tout. C’est une passion mais il y a beaucoup de travail derrière. »

Laura elle aussi est victime d’une blessure identique par deux fois, à l’âge de 15 et 17 ans. Mais sa passion pour le handball est si forte qu’elle repart au combat, toujours. Et elle intègre l’équipe première de Toulon, devient professionnelle et finit par porter les couleurs nationales. « C’était à Nantes, contre la Finlande. Pendant La Marseillaise, j’en avais les larmes aux yeux. Après tant de sacrifices, de doutes… Ça m’a transcendée. J’ai rarement ressenti autant d’émotion. »

Et pourtant, « parce qu’on sait que le handball ne sera pas éternel », il faut penser à la reconversion et reprendre les études.

Pour Marie, Laura et leur co-équipières, cette vie un peu en décalé de la norme demeure avant tout un choix. « La capacité d’organisation de ces femmes qui sont professionnelles, gèrent une famille, parfois des enfants, c’est incroyable », résume Marie, elle-même maman d’un petit Jules de 7 mois et graphiste dans la journée.

Evidemment sur le terrain, mais aussi dans l’existence, ces sportives sont « des guerrières », rigole Laura, « des pros à 200% en match. » Ce sont aussi de bonnes et belles vivantes, qui aiment, pour Marie la guitare, chanter, rire les voyages et les restaurants gastronomiques, et pour Laura partir avec un sac à dos, la chaleur de l'été, la plage.

Le HBPC est pour l’instant en tête du championnat D2. Elles jouent régulièrement le samedi soir devant 500 passionnés. Courez les encourager !

Ch. F.-K

 

La Provence, une grande terre de sport !

 

« Notre territoire est un département très sportif, qu’il s’agisse du sport de compétition ou de loisir », rappelle Bruno Genzana, nouveau délégué au Sport. C’est aussi une très forte volonté politique de la part de notre Présidente Martine Vassal et de la majorité : nous agissons concrètement et au quotidien, et ce pour tous les sports. » Le sport, c’est se rassembler derrière un projet, sur de l’émotion, du plaisir, du jeu, mais aussi du partage, de la discipline et de l’effort : « Le sport est une réponse aux grands enjeux de notre société, que l’on parle de la jeunesse, de la santé ou de la citoyenneté » confirme Martine Vassal. Le Département alloue près de 17 millions d’euros au titre de sa politique sportive. Un financement qui sert à accompagner les clubs et les associations, dont les principales équipes féminines évoluant au plus haut niveau : parmi elles, citons l’association Venelles Baskets et Martigues Sports Basket, l’Union Pays d’Aix Bouc Handball, Istres Provence Volley ou encore le Rugby Pays Club Marseillais.

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