Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Mieux sécuriser les maisons de la solidarité
Retour sur...

Mieux sécuriser les maisons de la solidarité

03.02.2017

Les agents des Maisons départementales et leur public seront bientôt mieux protégés grâce à un accord entre le Département et les polices municipales des communes concernées. L’un des premiers a été signé le 2 février avec la Ville d’Aubagne-en-Provence.

Après Arles et Istres, c’est avec la Ville d’Aubagne-en-Provence que Martine Vassal a signé, le 2 février, un protocole de partenariat relatif à l’intervention de la Police municipale pour sécuriser les agents de la Maison Départementale de la Solidarité (MDS) et leur public, qui subissent de trop nombreuses violences physiques ou verbales. Après la sécurisation des collèges, ce protocole engage les communes et le Département à protéger leurs concitoyens dans le cadre des Contrats locaux de sécurité. A Aubagne-en-Provence, le dispositif est expérimenté depuis quelques mois et concerne trois sites : le pôle social, le pôle santé (rue Antide Boyer) et le pôle d’insertion tout proche. Pour Karine Boyer, directrice de la MDS: «Depuis la mise en œuvre du protocole, nous travaillons dans des conditions plus sereines».
En effet, ces lieux accueillant du public sont particulièrement exposés. «Souvent, ce sont les agents d’accueil qui sont agressés par des personnes en détresse qui font l’amalgame et viennent régler leurs comptes ici, parce que nous sommes un service public», confie la Directrice. Concrètement, le dispositif prévoit l’installation d’une ligne téléphonique directe entre la MDS et le commissariat ou la gendarmerie la plus proche. Chaque commune concernée par ce protocole s’engage à agir dans les meilleurs délais en cas de problème. Des rondes dissuasives sont aussi prévues ainsi que l’installation d’une caméra de vidéo-surveillance à l’entrée de chaque MDS.

25 communes concernées
La Présidente du Conseil départemental a déploré les 28 plaintes déposées en 2016 pour des faits de violences verbales ou physiques commises dans les 26 MDS du département. «Ce n’est pas acceptable. Ces incivilités rendent impossible le travail de nos agents, de nos assistantes sociales et de nos éducateurs. Ce sont près de 1200 agents qui s’impliquent au quotidien. Ces comportements créent aussi un climat insupportable pour les usagers qui viennent essentiellement chercher ici de l’aide et du réconfort». D’ici à la fin de l’année, un accord équivalent sera signé avec l’ensemble des MDS du département.

Infos pratiques