Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Département des Bouches-du-Rhône

Gauthier Dewas : “ici, tous les sites sont exceptionnels”

Nous avons demandé à sept personnalités

du département de nous livrer leurs coups de

coeur et nous faire découvrir la richesse de leur

territoire. À travers leurs témoignages, partez à la

découverte de lieux insolites et programmez vos

sorties culturelles estivales en Provence.

 

Que ressentez-vous en entrant dans le cockpit de votre Alphajet ?

Gauthier Dewas : J’ai plus de 3 600 heures sur cet avion et aujourd’hui, je peux dire que c’est ma deuxième peau. Il y a 6 ans, j’étais déjà leader. Lorsque j’ai repris le commandement il y a quelques mois, j’ai ressenti exactement les mêmes émotions, comme si je n’avais jamais arrêté. Mais plus que voler, c’est surtout le vivre ensemble qui est essentiel. C’est ce que je retiens le plus de cette expérience : donner du sens à son travail. Il ne faut pas oublier que nous sommes là avant tout pour l’intérêt du pays qui passe avant l’intérêt personnel.

Quelle est la vision du public de la Patrouille de France ?

G. D. : Je vais vous raconter une anecdote. J’étais un jour en vacances sur la plage d’Arcachon et la Patrouille de France est passée juste au-dessus de nous. À ce moment-là, j’ai ressenti un véritable frisson parcourir les vacanciers, comme s’il y avait une fierté que l’on n’exprime pas habituellement. Cela est sans doute dû à notre histoire, à la Révolution française. Nous sommes pudiques sur notre sentiment national mais quand on le montre, on en est fier. Lorsque nous sommes en meeting, nous allons à la rencontre du public après nos passages. On voit à ce moment-là leurs émotions.

Êtes-vous attaché à ce territoire salonais ?

G. D. : J’y suis venu en tant qu’élève puis je m’y suis installé il y a 9 ans. Lorsque je suis reparti à l’école de guerre à Paris, ma famille est restée ici et je faisais les allers-retours. Nous vivons dans une région extraordinaire qui a du caractère et avec des paysages magnifiques. C’est presque inutile de le dire tant c’est évident. Ici, il suffit de faire un kilomètre et on se retrouve en pleine nature. Tous les sites sont exceptionnels, des Alpilles à Sainte-Victoire, et les activités encore plus nombreuses comme la marche ou le VTT. Je vais souvent aussi à l’étang de Berre qui a un côté industriel mais aussi une partie nautique idéale pour la pratique de sports comme le kitesurf.

La Provence vue d’en haut, ça donne quoi ?

G. D. : Ici, on ne peut pas se perdre. Plus que les moyens de navigation, ce sont les repères qui sont nos véritables guides comme le Luberon, Sainte-Victoire, le Ventoux ou les Opies des Alpilles. Il serait impensable d’installer la Patrouille de France ailleurs, notamment pour les élèves officiers. La patrouille est un condensé de l’esprit des escadrons de combat. En la regardant s’entraîner, ils commencent à devenir aviateurs. C’est notamment quand on va dans d’autres régions ou d’autres pays qu’on se rend compte à quel point la Provence est belle. Je vais vous faire une confidence : cela peut paraître incroyable, mais quand on arrive en Provence et qu’on vole en basse altitude, on est surpris car on ressent toutes les odeurs qui font ce territoire comme le pin, le thym ou le romarin. Peut-être qu’un jour nous partirons d’ici pour quelques années mais sûrement pour mieux y revenir.

Les Opies, sentinelles des Alpilles

En Provençal, on prononce Aupiho qui signifie Alpilles. Si les Opies sont un repère visuel pour les pilotes de la Patrouille de France, ils sont pour les randonneurs un point de vue exceptionnel sur la chaîne des Alpilles.

C’est en partant d’Eyguières que la balade permet d’admirer la diversité de la flore : oliviers, feuillus, argelas, chênes kermès, pas de doute, on est bien en plein coeur de la Provence. Ici, les senteurs se mélangent à la garrigue.

En arrivant au sommet, on peut faire une pose à la Tour des Opies, tour carrée construite notamment pour prévenir les incendies. Plusieurs balades sont proposées mais réglementées l’été en fonction de la météo.

Le château de l'empéri, une plongée dans l'histoire

C’est le plus ancien château fort de Provence encore debout. Le Château de l’Empéri à Salon-de-Provence est un joyau architectural du 9e siècle, bâti sur un socle rocheux dominant la plaine de la Crau.

Ancienne résidence des Archevêques d’Arles, il doit son nom (empire en Occitan) à la domination des empereurs germaniques durant quelques siècles.

C’est aujourd’hui un des sites les plus visités de la ville, notamment grâce à son musée des armées exposant des représentations très fidèles des différents corps d’armée depuis l’Ancien Régime, jusqu’aux guerres napoléoniennes et la Grande Guerre.

Parmi les objets exceptionnels à voir, on pourra admirer un habit de grand uniforme de Maréchal de France, la giberne de Louis XV ou une paire de gants ayant appartenu à Napoléon Ier.

Entre Alpilles et Luberon

Du vieux Vernègues, il reste un enchevêtrement de ruines desquelles surgissent un château médiéval, des pans d’église et quelques voûtes de caves.

Ce sont les conséquences du tremblement de terre de Lambesc de 1909. Mais ces vestiges du passé sont un des points de vue qu’offrent ce village et ses alentours, entre Alpilles et Luberon.

Un massif de côtes que l’on peut parcourir en plusieurs randonnées, entre vignes, oliviers, vergers et champs de blé.

Ici, la nature offre des senteurs typiquement provençales au milieu d’oppidum ou autres moulins à huile. À découvrir absolument.