Marseille accueille le Tour de France 2017

Pour la première fois, Marseille va accueillir une étape contre la montre en individuel. Une ultime opportunité de voir la hiérarchie chamboulée et, pourquoi pas, le Maillot Jaune changer d'épaules. 100 % urbain avec notamment un passage sur la Corniche et le Vieux-Port, le parcours sera sans aspérités à l'exception notable de la montée jusqu'à Notre-Dame-de-la-Garde. Le départ et l'arrivée auront lieu dans l'enceinte du mythique Stade-Vélodrome. 

100 % urbain avec notamment un passage sur la Corniche et le Vieux-Port, le parcours sera sans aspérités à l'exception notable de la montée jusqu'à Notre-Dame-de-la-Garde. Mais le fait le plus marquant, pour le public comme pour les coureurs, aura lieu dans l’enceinte du Stade Orange Vélodrome, qui accueillera le départ et l'arrivée de l’étape !

Programme de la journée

  • 10h30 : Ouverture des portes
  • 11h15 : départ de l’Etape du Cœur avec l’association Mécénat chirurgie cardiaque, dont l’objectif est de permettre à des enfants défavorisés atteints de malformations cardiaques d’être opérés, en France,  notamment à Marseille, quand cela est impossible dans leur pays. Des personnalités et des grands noms du nautisme accompagneront, à vélo, Tanguy de Lamotte, ambassadeur de l’association.
  • 11h30 : défilé de la caravane publicitaire
  • 13h00 : départ du contre-la-montre des femmes, les 10 meilleures cyclistes de la "Course by le Tour", organisée jeudi 20 juillet, entre Briançon et l’Izoard
  • 13h45 : départ du 1er coureur
  • 17h30 : arrivée du dernier coureur.

Téléchargez  le Pocket Guide du Tour de France à Marseille et  retrouver toutes les informations pour préparer cette journée exceptionnelles : la course, les animations, le stationnement, les transports et la sécurité. 

Nombreuses animations, sportives et musicales.

Retransmission de l’étape sur les écrans géants

Restauration

Le parcours du Contre-la-montre

Maxime BOUET : le provençal de l'étape

Maxime Bouet vit à Plan-de-Cuques près de Marseille. Coureur professionnel, il va participer à son 7e Tour de France. Habitué des routes provençales, il nous livre son regard sur son métier et sur le cyclisme dans notre région.

A quelques jours du départ du Tour de France, comment vous sentez-vous ?
Maxime Bouet : Bien. Préparer un Tour, c’est surtout ne pas arriver fatigué la première semaine et avoir eu un entraînement spécifique. Deux mois avant le Tour, on part deux semaines en altitude faire des cols. Ensuite on redescend et on alterne repos et courses.

Quelles sont vos ambitions ?
M. B. : Notre équipe* n’a pas de prétendant à la victoire finale mais nous sommes capables de terminer dans les 15 à 20 premiers. Pour moi, j’aurai bien entendu l’ambition d’essayer de briller au cours de plusieurs étapes comme Salon-de-Provence ou le contre-la-montre à Marseille. Mais aussi à Chambéry qui est ma région natale !

Justement, le Tour passe cette année en Provence. Peut-on dire que nous sommes une terre de vélo ?
M. B. : Notre région est propice à la pratique du cyclisme, avec un climat exceptionnel pour l’entraînement, mais aussi des parcours diversifiés avec du plat du côté d’Aix et des montées comme l’Espigoulier vers la Sainte-Baume. Je vois beaucoup de pratiquants qui chaque semaine sont sur nos routes. Ce qui manque, ce sont des clubs élite que l’on mériterait d’avoir. Il y a le VC La Pomme, l’AVC Aix ou le Team Delko Marseille Provence chez les pro, mais ce n’est pas suffisant. On devrait avoir une élite plus importante car le potentiel est là.

Quel regard portez-vous sur votre métier ?
M. B. : On bénéficie parfois d’une mauvaise image mais il faut se rendre compte des sacrifices qu’exige notre sport, sans doute un des plus difficiles. La rigueur est très pesante avec une hygiène de vie irréprochable, des entraînements quotidiens et un mental à toute épreuve. Mais la base de tout, c’est l’entourage. J’ai la chance d’avoir une famille qui me soutient et m’encourage. Je suis 200 jours par an loin de chez moi. Donc les sacrifices c’est aussi et surtout ma famille qui les consent.

Vous avez 31 ans. Comment envisagez-vous l’avenir ?
M. B. : J’ai encore un an de contrat. Après, je verrai selon ma forme physique et mentale. Mais je ne ferai pas l’année de trop. Ma reconversion, je la vois surtout dans la transmission et je souhaite donner aux jeunes ce que j’ai reçu. J’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment, notamment Frédéric Rostaing (actuel manager de Delko Marseille Provence KTMndlr) qui a su vers 18 ans me faire prendre les bonnes décisions et passer professionnel. Le cyclisme commence vers ces âges là et aujourd’hui, dans notre région, les jeunes espoirs sont un peu perdus. Il faut à mon sens les conseiller pour les faire progresser. Dans un autre domaine, je souhaite aussi prendre part à la sécurité sur nos routes entre cyclistes et voitures. Je monte tous les jours “les Termes” du côté d’Allauch, et je suis choqué du comportement de certains. Il y a de plus en plus d’accidents graves voire mortels et ce n’est pas tolérable. Nos routes sont belles, rendons les sûres.