Culture : Exposition “NOUS, Sorcière & Sauvage”
Publié le - Mis à jour le
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Lieu : Bibliothèque départementale
Présentation
L’homme sauvage et la sorcière sont deux grandes figures de l’imaginaire collectif qui n’ont cessé d’être revisités par l’art, la littérature et le cinéma. Tous deux apparaissent dans les grands mythes avec la forêt comme berceau commun. De métamorphoses en métamorphoses, ils suscitent tout au long de l’histoire peurs et fantasmes, fascination et répulsion. Chacun à leur façon, ils sont les symboles – et les victimes – de la vieille opposition entre culture et nature qui façonne encore aujourd’hui notre rapport au monde. À la manière des contes ou de la littérature médiévale, l’exposition invite à franchir la lisière des bois. Au sein d’un parcours immersif et enchanteur, parsemé de récits et d’archives historiques, les 130 œuvres présentées nous incitent à comprendre comment ces figures « repoussoirs » et inquiétantes ont pu devenir aujourd’hui réconciliatrices et témoins du besoin de réensauvagement et de réensorcellement de l’humanité.
Commissariat général : Céline du Chéné, productrice à France Culture, notamment de la série documentaire Sorcières (2018), autrice du livre Les sorcières, une histoire de femmes, (éditions France Culture - Michel Lafon, 2019).
Commissariat associé : Laure Pabot, Bibliothèque départementale.
Artistes : Katia Bourdarel, Alexa Brunet, Odonchimeg Davaadorj, Edi Dubien, Christelle Enault, Charles Fréger, Delphine Jacquot, Sophie Lécuyer, Julien Salaud, Anaïs Tondeur.
Collections : Museum d’Histoire naturelle de Marseille, Museum d’Histoire naturelle d’Aix-en-Provence, Musée des Arts décoratifs (Paris).
Scénographie : Scénografia’ / Lumière et création vidéo : Fearless
Bande son : Laurent Paulré.
Le parcours de l’exposition
Le hall : l’appel de la forêt
Le hall est un appel vers la forêt. Les silhouettes des sorcières basques brûlées pour leur liberté et les archétypes mi-homme, mi-bête, du photographe Charles Fréger sont une plongée immédiate dans l’univers de la sorcière et de l’homme sauvage. Au loin, le Cerfaure de Julien Salaud, homme-cerf hybride, nous invite à franchir la lisière et à perdre nos repères.
La galerie : de la forêt obscure où dansent les imaginaires au nécessaire réenchantement du monde contemporain
Dans la “galerie forêt”, on bascule dans l’univers de la nuit qui révèle les attributs de la sorcière : balais, corbeaux, dames blanches. Le cheminement de clairière en clairière nous éclaire sur ce qui a pu rassembler et condamner ces deux créatures : la métamorphose, l’impossible catégorisation, les liens avec le diable, le fantasme. Les dessins bouleversants d’Edi Dubien sont un hommage à la figure de l’enfant sauvage dont les récits ont hanté l’Europe, de la Renaissance au XIXe siècle.
Au bout du chemin : la lumière. Les œuvres poétiques d’Odonchimeg Davaadorj où humains, animaux et végétaux s’entrelacent évoquent la reconnexion nécessaire entre les êtres et la fragilité du vivant. Les photographies d’Anaïs Tondeur déplacent le regard et nous invitent à découvrir le monde avec les yeux d’une abeille. À l’heure d’une crise écologique qui pose la question de la survie de la planète, ne faut-il pas redevenir sorcière et sauvage ?
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