Une nouvelle ère pour les collèges des Bouches-du-Rhône

Tout au long de l’année scolaire et pendant les congés d’été, le Département poursuit dans le cadre du Plan Charlemagne la réalisation d’opérations de constructions majeures dans des collèges des Bouches-du-Rhône pour offrir aux élèves un environnement d’apprentissage sûr, fonctionnel et agréable à vivre. Petit tour d'horizon des projets en cours pour 2026-2027.

MARSEILLE : Le futur collège Gaston Defferre

Le collège Gaston Defferre (Marseille 7e arr.) est concerné par une opération votée au Plan Charlemagne portant sur sa reconstruction délocalisée sur le site voisin de l’ancienne caserne d’Aurelle.

Au pied du Fort Saint-Nicolas, le futur collège Gaston-Defferre prend forme sur le site classé de l’ancienne caserne d’Aurelle. C’est la première fois en France qu’un tel bastion militaire devient un collège moderne. Une opération sur Marseille réalisée par le Département, maître d’œuvre d’un projet unique.

Il ne s’agissait pas seulement de construire un nouvel établissement, mais de composer avec près de deux siècles d’histoire ! Ici, tout est exceptionnel, résume Florent Vaïsse, chef de projet du collège pour le Département.  Nous avons réhabilité au pinceau des façades classées pendant que l’on détruisait 70 % des murs porteurs. Autre défi, parmi tant d’autres : la réalisation de 385 prototypes différents, chacun ayant nécessité des échanges et des ajustements avant d’obtenir la validation des Architectes des Bâtiments de France.

  • Coût de l'opération : 39,5 millions d'euros 
    dont 2,5 millions d'euros HT de subventions FEDER
  • Livraison prévue en 2026 et accueil des élèves en mars 2027
  • Capacité de 720 élèves
  • Gymnase de 1400m² semi-enterré avec toit végétalisé
  • Piste d'athlétisme de vitesse sur 10m
  • Salle polyvalente accessible en dehors des cours

Un travail d’orfèvre

Avec un investissement de 39,5 millions d’euros, le Département a encore relevé un challenge technique hors du commun. Sur les 12 100 m² du chantier, 70 % des murs porteurs ont été démolis, 40 % des planchers reconstruits et 4 ouvertures ont été créées dans les voûtes historiques. Chaque intervention devait préserver l’âme du lieu tout en répondant aux besoins d’un établissement moderne.

Un collège tourné vers son quartier

Le gymnase de 1 400 m² illustre cette recherche permanente d’équilibre. Semi-enterré, il descend à 7 mètres sous terre afin de préserver les perspectives visuelles sur le Fort Saint-Nicolas, que l’on se trouve avenue de la Corse ou rue Sainte. La teinte de son béton a été pensée pour se rapprocher de la couleur exacte de la pierre calcaire du monument. Il accueillera un mur d’escalade, une salle polyvalente ouverte aux associations du quartier en dehors des temps scolaires.

En mars 2027, les élèves intégreront un lieu dont l’histoire n’aura pas été effacée, mais comme ressortie de terre et réinventée. Un collège s’annonçant comme l’un des plus remarquables jamais construits par le Département. Et qui marquera l’histoire de Marseille. 

MARTIGUES : le collège Marcel Pagnol fait peau neuve

Le Département a voté dans son Plan Charlemagne la reconstruction délocalisée du collège Marcel Pagnol de Martigues, dont la construction date de 1973.
Le site du nouveau collège, sur les hauteurs de Martigues, se trouve dans un secteur en pleine expansion, proche d’équipements structurants tels que le lycée Jean Lurçat et l’hôpital du Vallon. 
Le collège est conçu dans un souci de qualité environnementale.

Il a été livré au premier trimestre 2026 et inauguré par Martine VASSAL, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône le 16 juin 2026. 

Pour en savoir plus, on en parle en détails ici >>

  • Coût de l'opération : 34 millions d'euros
  • Livré au premier trimestre 2026 et inauguré en juin 2026
  • Capacité de 600 élèves, complétée par une unité SEGPA de 64 places

CHATEAUNEUF-LES-MARTIGUES : le collège Les Amandeirets reconstruit

Le Département a validé dans le cadre du Plan Charlemagne la démolition et  reconstruction sur site du collège les Amandeirets, dont le bâtiment existant date de 1976. 

L’opération a donné lieu à la construction d'un demi-collège provisoire en classes modulaires préfabriquées, installé sur la parcelle voisine mise à disposition par la commune, le temps des travaux en site occupé.

Compte-tenu de la très forte croissance de population qu’a connu cette commune ces dernières années, la capacité du nouveau collège a été augmentée de 600 à 900 élèves. 

En 2026, l'ancien collège Les Amandeirets a pris le nom de Claudie Haigneré, première femme française et européenne à avoir conquis l’espace, dans le cadre de la démarche de dénomination des collèges engagée sous l'impulsion de la Présidente du Conseil départemental.

  • Coût de l'opération : 38,8 millions d'euros
  • Livraison prévue : 4e trimestre 2026
  • Superficie totale avec logements compris : 7 678m²
  • Capacité de 900 élèves
  • 30 salles de classes

Quand l’architecture casse les codes

Des bâtiments tout en courbes, des façades remplies de fenêtres carrées aux dimensions et aux couleurs variées. Des volumes qui évoquent des orchidées. À Châteauneuf-les-Martigues, le futur collège Claudie-Haigneré ne ressemblera à aucun autre établissement scolaire.

L’ancien collège des Amandeirets, construit en 1976, vit une métamorphose spectaculaire. Entièrement reconstruit, le nouveau site affiche une identité architecturale toute en arrondis. Avec ses 3 bâtiments entreliés aux formes d’orchidées et ses façades blanches composées d’ouvertures colorées, signatures de son célèbre architecte italien, Massimiliano Fuksas.

Un modèle écologique et vertueux

Le collège devait surtout se protéger du vent et de la chaleur, résume Audrey Balestra, chef de projet du collège pour le Département. Afin de ne pas interrompre la scolarité, un demi-collège provisoire a d’abord été construit sur une parcelle voisine afin d’accueillir les élèves pendant la construction, par phase, du nouveau collège.

Au-delà de son architecture singulière, le futur établissement mise sur des performances environnementales les plus vertueuses. Toiture végétalisée, panneaux photovoltaïques, vastes îlots de végétation, jardin potager, matériaux durables : tout a été pensé pour limiter son impact environnemental.  

Un système de rafraichissement et brasseurs d’air 

Comme dans tous les collèges réalisés par le Département, l’établissement n’a pas de climatisation classique. Toutes les salles étant équipées d’un système de rafraichissement associé à des brasseurs d’air. Une technique qui refroidit naturellement l’air avant de le diffuser à une température de 21°C. Le tout en consommant moins d’énergie et sans rejeter d’air chaud. La nuit, un dispositif de « free cooling » permet de rafraîchir naturellement le bâtiment.

Plusieurs salles de classe pourront être séparées en deux grâce à des cloisons mobiles sur rails. Une salle polyvalente accessible aux associations en dehors du temps scolaire et un vaste plateau sportif complètent un ensemble pensé pour durer. Un collège résolument tourné vers l’avenir, qui pourrait bien servir de modèle aux établissements scolaires des cinq prochaines décennies.

AIX-EN-PROVENCE : le collège Auguste-Mignet retrouve une seconde jeunesse

En plein cœur d’Aix, l’ancien couvent du 17e siècle, classé et placé sous la surveillance des services patrimoniaux, retrouve une seconde jeunesse tout en continuant à accueillir ses 900 élèves. Un défi relevé par les équipes du Département.

La grande difficulté est de travailler sur un site occupé. Si on supprimait l’infirmerie, il fallait en créer une provisoire, et ainsi de suite. Donc entre chaque phase, on a dû reconstituer un collège entier ! Marc Dalibard, l’architecte du projet, plante ainsi le décor. Depuis le 1er juin 2023, le Département y mène l’une des opérations de réhabilitation les plus complexes de son histoire, pilotée par son chef de projet, Samy Cassim.

  • Coût de l'opération : 20,55 millions d’euros
  • Livraison prévue : 31 juillet 2027
  • Avec ses 15 700m² il est le collège le plus vaste du département.
  • 32 salles de classes et les laboratoires scientifiques ont été rénovés et équipés de brasseurs d’air.

Une rénovation technique et patrimoniale

Avec ses 15 700 m², le collège sera le plus vaste des Bouches-du-Rhône. L’objectif était de le moderniser tout en sauvegardant l’histoire présente dans ses murs. De retrouver la cohérence du bâtiment d’origine en répondant aux exigences actuelles d’un collège moderne : sécurité incendie, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, rénovation énergétique. La circulation a été repensée autour du patio central. L’ancienne chapelle, en travaux depuis l’été, deviendra la nouvelle salle polyvalente.

Les surprises propres aux monuments historiques…

Sur un monument historique, rien n’est jamais écrit d’avance. Derrière un mur, on ne sait jamais ce que l’on va découvrir précise l’archi. Au gré des surprises, le chantier a parfois dû être interrompu dans l’attente du passage des Architectes et bâtiments de France (ABF) et de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Cette dernière a ainsi imposé des renforcements de fondations non prévus au départ.

Au sujet de la restauration de la façade classée au titre des Monuments historiques : des centaines de pierres la composant ont été restaurées et validées, une à une. Et pour choisir la teinte de sa peinture, jusqu’à 40 essais auront été nécessaires. Pendant ce temps-là, il fallait étudier l’histoire de l’ancienne chapelle du 17e siècle pour la rénover, déterminer comment traiter ses menuiseries. . Autant de questions à résoudre pour une livraison annoncée fin juillet 2027.