Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

A la Sainte-Victoire, un cours grandeur nature
Environnement

A la Sainte-Victoire, un cours grandeur nature

04/03/2020

Pendant deux jours, des agents du Département ont mené un chantier participatif avec des étudiants du lycée agricole de Valabre pour sécuriser le sentier rouge qui mène à Sainte-Victoire.

Au pied de Sainte-Victoire, près du refuge Cézanne, la journée commence par un avertissement. " Aujourd'hui, il y a du vent. Je ne veux pas voir une cigarette. Les incendies, ce n'est pas qu'en été !  ", prévient Frédéric Durello, responsable départemental des gardes à cheval, en commençant son briefing.

Devant lui, les étudiants en deuxième année de BTS gestion et protection de la nature du lycée agricole de Valabre ne mouftent pas. Pas question de mettre en péril ce chantier pédagogique qui compte pour l'obtention de leur diplôme.

 

Sainte-Victoire, un espace naturel sensible

 

Pendant deux jours, les 11 et 12 février, ces jeunes, accompagnés par deux de leurs professeurs et des agents départementaux de la direction de la Forêt et des espaces naturels, restaurent les abords du sentier rouge qui mène au sommet de Sainte-Victoire. Un chemin très fréquenté - on y dénombre près de 25 000 passages par an - et qui s'érode.

 

" Nous sommes sur un site classé, explique Grégoire Delrue, responsable de l'unité PDIPR au Département. Il était important pour nous de sensibiliser ces étudiants, qui seront peut-être un jour gestionnaires d'un site comme celui-ci, au fait qu'on ne peut pas tout faire. L’utilisation d’un hélicoptère ou de grosses machines n’est pas adaptée sur ce genre de site. Dans un souci de respect de la réglementation et de la fragilité du milieu naturel, nous avons donc eu l'idée de faire monter le matériel nécessaire à la réfection du sentier par les ânes de la Maison Sainte-Victoire. "

 

Un sentier praticable et sécurisé

 

Une fois les rouleaux de ganivelles installés sur des ânes plus habitués aux visites guidées qu'au transport de matériel, tout ce petit monde se met en route. " Ce genre de chantier, pour nous c'est intéressant, c'est du concret, se félicite Julien, un étudiant de 22 ans. Ça me donne envie d'intégrer une équipe technique comme celle du Département ! ".

Et visiblement Julien n'est pas le seul intéressé. Quelques mètres plus loin, un attroupement se fait autour de Roland Lopez, l'agent départemental en charge du chantier. " Comment on devient technicien ? ", demande un jeune homme. " C'est quoi votre parcours ? ", interroge un autre.

Mais fini de parler, un dur labeur attend tout le monde : il est désormais temps d'installer les clôtures en bois qui permettront aux randonneurs d’emprunter un sentier praticable et sécurisé.

 

Une pluralité de métiers

 

Le lendemain, si le travail est moins physique, pas question de s'endormir sur ses lauriers. Les étudiants passent aux cas pratiques. Reconnaître une plante, savoir quels oiseaux nichent sur le site ou encore comment aménager un site naturel sensible : autant de questions qui leur sont posées dans le cadre de leur contrôle en cours de formation (CCF). Pas de quoi stresser Julien, qui dit " avoir bien bossé en amont ".

 

La journée se termine par des échanges fructueux entre étudiants et agents du Département. Des gardes à cheval présentent leur métier de " police de l'environnement " tandis que deux agents du site Sainte-Victoire annoncent une bonne nouvelle : des postes seront ouverts cet été Grand Site Sainte-Victoire pour être garde-nature.

Ce chantier est aussi une façon de faire découvrir à ces étudiants la pluralité des métiers qui se cachent derrière le mot nature ", explique Grégoire Delrue. Un atout de plus pour ce chantier écoresponsable emmené par toute la cellule du PDIPR.

Le PDIPR, c'est quoi ?

Le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) a pour objectif de favoriser la découverte des sites naturels et des paysages ruraux. Il garantit la continuité des itinéraires de randonnée, tout en assurant la conservation du patrimoine que constitue les chemins ruraux, souvent d'anciens sentiers de charretiers qui tendaient à disparaître. Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont près de 2500 kilomètres d'itinéraires qui sont ainsi balisés et entretenus par les agents du Département. Alors que notre territoire célèbre l'année de la nature, profitez-en pour découvrir les parcs et domaines départementaux en cliquant ici.

 

 

J.K