Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Santé

Prévention du cancer du col de l’utérus : le dépistage est essentiel

26/01/2022

Du 24 au 30 Janvier, c’est la semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus. L’occasion pour le Département, pleinement mobilisé pour lutter contre la maladie, de rappeler l’importance d’un dépistage fréquent et régulier ainsi que de la vaccination des plus jeunes.

Le cancer du col de l’utérus, c’est près de 3 000 femmes touchées et 1 100 décès chaque année en France. La cause principale : une infection persistante par le papillomavirus humain (HPV).

Comment se transmet-il ?

Ce virus se transmet lors de rapports sexuels et le préservatif ne permet pas une protection totale. En général, le corps élimine naturellement l’infection due aux HPV. Mais lorsque ce virus s’installe durablement au niveau de la muqueuse du col de l’utérus, il provoque des lésions précancéreuses qui peuvent évoluer vers un cancer (en 10 / 15 ans). 
La plupart du temps, ces lésions se manifestent sans aucun symptôme. Quand des signes apparaissent, le cancer est souvent diagnostiqué à un stade avancé et donc plus difficile à guérir.
 

Un dépistage régulier et fréquent dès 25 ans

Les experts estiment que 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités avec un test de dépistage réalisé tous les 3 ans selon les conditions suivantes :

  • Pour les femmes de 25 à 29 ans, un frottis tous les 3 ans après 2 premiers tests réalisés à un an d’intervalle et dont les résultats sont normaux.
  • Pour les femmes de 30 à 65 ans, un frottis avec test HPV-HR (recherche de la présence d’ADN du virus) réalisé 3 ans après le dernier examen dont le résultat est normal. Un nouveau test est refait tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, à condition que le résultat du test soit négatif.

Il peut être réalisé chez un gynécologue, une sage-femme, un médecin généraliste pratiquant la gynécologie ou dans les Centres de planification et d’éducation familiale du Département. Si une anomalie est détectée, un examen cervico-utérin sera réalisé. Frottis à faire même chez les femmes vaccinées.
 

Un vaccin pour freiner la propagation

Pour limiter la circulation du virus, un vaccin existe et protège contre la plupart des virus responsables des cancers du col de l’utérus (mais pas à 100%, d’où l’impérieuse nécessité de se faire dépister).

Contrairement aux idées reçues, le vaccin n’est pas exclusivement réservé aux jeunes filles de 11 à 14 ans. Il peut aussi être administré aux jeunes garçons du même âge (lire ci-contre).  Il est également possible d’effectuer un rattrapage jusqu’à 19 ans inclus sous certaines conditions.

 

Vers une disparition du papillomavirus en Australie

En Australie, le gouvernement a mis en place une large campagne de vaccination contre le papillomavirus depuis plusieurs années. Selon les modélisations épidémiologiques, avec une couverture vaccinale qui atteint maintenant 80 % des filles et 75 % des garçons de 15 ans, la circulation du virus, et donc tout nouveau risque d’infection et de cancers du col de l’utérus, devrait cesser d’ici une quinzaine d’années. En France, le taux de vaccination n’est que de 20%.

Le Département au cœur de la prévention

Le Département dispose de nombreux Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) répartis sur l’ensemble du territoire. Toutes les femmes, même mineures, peuvent y rencontrer des professionnels de santé gratuitement, sur rendez-vous, et ainsi accéder plus facilement à un dépistage des cancers gynécologiques, du cancer du sein ou à la détection de maladies sexuellement transmissibles.