Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Prix Départemental pour la Recherche en Provence

Dans le cadre de sa politique de soutien en faveur de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, ce prix permet de faire connaître et partager avec le plus grand nombre la richesse et l’excellence de la recherche en Provence. Il encourage et valorise les recherches tant fondamentales qu’appliquées portant sur les questions susceptibles d’influencer l’environnement scientifique, économique, social et patrimonial et qui concourent au rayonnement et à l’attractivité de notre territoire.


Le Prix Départemental pour la Recherche en Provence a pour objectifs :

  • D'affirmer le Conseil Départemental comme un soutien important de la recherche en Provence
  • De favoriser le partage des avancées scientifiques locales auprès du grand public
  • De mettre à l’honneur la communauté de recherche scientifique
  • De valoriser la recherche à l’échelle locale
  • De récompenser les talents scientifiques de notre département
  • De fédérer les scientifiques des Bouches-du-Rhône
  • De favoriser l’échange au sein de la communauté scientifique

Présentation de l'Edition 2021

Le Prix départemental de la recherche met en avant les travaux des différents chercheurs, qu’ils se portent aussi bien vers les sciences exactes, humaines, sociales ou de médecine.

Chacun dans son domaine excelle dans l’innovation, la découverte ou la prospective, et c’est tout l’intérêt de ces récompenses qui mettent en avant des travaux pointus mais essentiels pour l’avenir.

Le Département des Bouches-du-Rhône a été à l’initiative de cette manifestation dont la 6e édition en période de crise sanitaire est plus que jamais essentielle. Ce soutien montre l’importance qu’accorde le Département à la recherche, qu’elle soit fondamentale ou appliquée.

Robotique, cancérologie, chimie, écologie, biodiversité, de très nombreux domaines sont à la pointe de la découverte sur notre territoire.

Grand Prix 2021

Présentation du lauréat

 

Le Grand Prix est destiné à récompenser un chercheur en activité et/ou une équipe de recherche qui se sont distingués par des résultats ou des réalisations remarquables, et dont le Jury souhaite saluer la qualité et/ou l’originalité des travaux, ainsi que sa notoriété acquise vis à vis des médias et du Grand Public.


Lauréat :
Eric Vivier, docteur en médecine vétérinaire, docteur en sciences, professeur d’immunologie et chercheur au centre d’immunologie de Marseille-Luminy. 


Objet de sa recherche : 
Ses travaux contribuent à disséquer les mécanismes de l’immunité innée. L’objectif est de transformer les résultats de cette recherche fondamentale en traitements innovants, pour les patients qui souffrent de cancers et de pathologies inflammatoires.
 


Présentation des nominés

 

Pierre Sagaut :

Pierre Sagaut est directeur du Laboratoire de mécanique, modélisation et procédés propres (M2P2).
Il a contribué à l’élaboration d’applications dans les domaines de l’aéronautique, du transport terrestre, du génie civil, de l’environnement grâce à ses découvertes dans la simulation numérique prédictive en mécanique, thermique et acoustique.
Grâce à son expertise unique dans le domaine du développement de modèles physiques et de la simulation numérique, en particulier en mécanique, il a construit des partenariats avec de grands acteurs économiques tels que Renault et Airbus. Ces nombreuses citations témoignent de sa grande visibilité à l’international.

Étienne Decroly :

Étienne Decroly est virologue, directeur de Recherche CNRS au sein du Laboratoire d’architecture et fonction des macromolécules biologiques (AFMB). Il est aussi enseignant à Aix-Marseille Université.
Dans le contexte du SARS-CoV-2, il a participé au développement de plusieurs outils permettant d’identifier les cibles thérapeutiques de composés antiviraux.
Étienne Decroly fut l’un des premiers scientifiques en France à alerter sur la contagiosité du coronavirus et à publier sur la transmission interhumaine du virus. Ses travaux, mis en lumière lors de la pandémie à la Covid-19 avec notamment la découverte de motifs spécifiques au niveau de la protéine “Spike” (S) ont permis de prendre conscience de l’importance d’identifier les mécanismes d’émergence afin de se prémunir de futures pandémies.

Prix Spécial 2021

Présentation du lauréat

 

Ce Prix est destiné à mettre en lumière une belle découverte effectuée par un chercheur en activité et/ou une équipe de recherche, qui se sont distingués récemment par un résultat ou une réalisation remarquable, dans la thématique définie chaque année par le Département, à savoir pour 2021 « biodiversité et territoires ».

Lauréat :
Nathalie Boutin, chercheuse associée au CERGAM.

Objet de sa recherche :
Ses recherches ont porté sur les préoccupations des enjeux de la biodiversité dans les décisions publiques et privées. Son étude a été menée à travers deux conflits environnementaux d’origine industrielle : les cas Alteo et E.On.
 


Présentation des nominés

 

Pascale Ricard :

Le Dr Ricard mène des travaux visant à analyser les règles juridiques relatives à la préservation du milieu marin et de la biodiversité marine contre la pollution causée par les déchets de matières plastiques, dans le but d’en identifier les failles et de proposer des améliorations du cadre juridique existant.
Les déchets de matières plastiques (macro et micro) s’accumulent et envahissent les océans, si bien que d’après certaines prévisions, ces derniers pourraient abriter, d’ici une trentaine d’années, plus de déchets plastique que de poissons. Dans ce contexte, les instruments internationaux traditionnellement mobilisés pour lutter contre la pollution marine engendrée par ce phénomène s’avèrent insuffisants, tant dans leur mise en œuvre que dans leur contenu.
Les travaux présentés visent plus précisément à proposer une étude détaillée des instruments existant en droit international, comparé et européen pour faire face à la menace des déchets plastiques sur la santé des espèces et des écosystèmes.

Vincent Bertin :

Chercheur CNRS, le Dr Vincent Bertin est responsable de l’équipe Neutrinos du CPPM qui sonde les profondeurs de la matière et de l’Univers avec une technologie unique au monde basée sur l’instrumentation du fond marin profond. La mise en place d’une infrastructure sous-marine au large de Toulon avec un rôle majeur dans deux expériences internationales ANTARES et KM3NeT est le résultat de deux décennies de recherche et développement, avec des résultats majeurs dans l’investigation des problématiques de physique fondamentale de l’Univers telles que l’origine des rayons cosmiques de très haute énergie, la matière sombre et les propriétés du neutrino.
L’équipe est fortement impliquée dans la conception, la construction et l’opération des télescopes à neutrinos ANTARES et KM3NeT déployés dans les abysses de la mer Méditerranée, utilisés principalement pour la recherche de neutrinos cosmiques et pour des études de leurs propriétés fondamentales.

Prix Jeune Chercheur 2021

Présentation du lauréat

 

Le Prix Jeune Chercheur s’adresse à une personne en activité, âgée de moins de 40 ans au moment du dépôt du dossier de candidature. Il récompense sa capacité à ouvrir de nouvelles perspectives de recherche au sein de sa discipline, l’originalité de ses travaux et les retombées scientifiques de ses découvertes aussi bien que son apport sociétal.

Lauréat : 
Adrien Quintard, chargé de recherche au sein de l’équipe STéréO de l’Institut des sciences moléculaires de Marseille (ISM2).

Objet de sa recherche : 
Ses travaux portent sur le rôle central de la catalyse et le développement de nouvelles réactions catalytiques dans la synthèse des molécules, en vue de répondre aux besoins croissants de notre société en matériaux innovants ou en traitements thérapeutiques performants. Il s’attache à découvrir de nouvelles réactions plus efficaces et respectueuses de l’environnement.
 

Présentation des nominés

 

Marine Moussu :

L’objectif des travaux du Dr Marine Moussu est de proposer des solutions alternatives aux antennes d’IRM conventionnelles, métalliques, notamment en s’appuyant sur des structures résonantes bien choisies. L’enjeu est l’amélioration du rapport signal sur bruit de l’acquisition, et donc de la précision des images obtenues.
Les antennes d'IRM dites classiques sont métalliques. Le rapport signal sur bruit de telles antennes est limité par les interactions entre les tissus biologiques et le champ électrique qu'elles génèrent dans l'échantillon.
Les nouvelles antennes étudiées exploitent les modes de résonance de structures diélectriques à haute permittivité. Cela permet justement de minimiser les pertes dans l'échantillon car ces modes assurent localement la coexistence d'un champ magnétique élevé et d'un champ électrique faible.
L'enjeu est de proposer des outils de modélisation de ces antennes diélectriques, afin d’améliorer la qualité des images obtenues par IRM.

Rafael Argüello :

Le Dr Rafael Argüello est chargé de recherche au CNRS, au sein du Centre d’immunologie de Marseille Luminy.
Il a développé et breveté SCENITH, une technologie révolutionnaire basée sur la cytométrie en flux qui permet l’analyse du métabolisme en échantillons d’un patient.
Il développe des projets centrés sur le rôle de l'immuno-métabolisme et de la synthèse des protéines dans le cancer et l'immunité. Ces dernières années, il a développé de nouvelles méthodes à la pointe de la cytométrie pour déterminer avec une résolution unicellulaire l'intensité et la vitesse de traduction de l'ARNm, ainsi que le type de voies du métabolisme énergétique utilisées par différentes populations cellulaires présentes dans des biopsies cliniques hétérogènes et rares.

Palmarès des années précédentes

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2019

2018

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2016