Déplacement sur le canton Marignane : cap sur la modernité

Des pépites et des réussites, il y en a partout. Martine Vassal, qui sillonne depuis son élection en avril dernier le département des Bouches-du-Rhône, le sait puisqu’elle en découvre dans chacun des cantons du territoire. 

Jeudi 10 septembre, la présidente du Conseil départemental s’est rendue dans le canton de Marignane, guidée d’abord par le maire de la commune éponyme Eric Le Disses, et accompagnée de Valérie Guarino, adjointe de la ville de Marignane et conseillère départementale déléguée aux Collèges. La volonté de la présidente demeure identique à ses engagements de campagne : « Je veux un rééquilibrage et un traitement égal sur l’ensemble du territoire, sur lequel nous avons pu constater des disparités. Chaque canton a ses spécificités, ses atouts. » En filigrane, la question de l’aide aux communes et son équité, cruciale pour le développement de projets.

100% numérique dans tous les collèges en 2017

Dans ce canton qui compte 80 000 habitants, les besoins sont nombreux et les élus ont pu en discuter avec Martine Vassal, notamment lors de la visite dans l’établissement scolaire privé Sainte-Marie. Des rencontres et des discussions avec l’équipe pédagogique, quelques moments de tendresse partagés avec les tout-petits, des échanges, « in english », dans la classe pilote numérique de 5e : « Nous mettons en place un nouveau dispositif, le 100% numérique, pour que d’ici 2017 la totalité des collèges du département soit équipée de tablettes. Aujourd’hui, les enfants savent s’en servir avant d’écrire. On ne peut plus faire sans. » Dans le cadre des Etats généraux de Provence, la problématique de la jeunesse sera donc bien au cœur des réflexions et des propositions. 

Au même titre que la culture, mise à l’honneur lors de cette visite dans le musée Raimu, situé à Marignane. Où l’on voit que lorsque la volonté politique et l’art se rencontrent, le résultat est saisissant et passionnant, en termes d’histoire et de patrimoine. (Lire ci-contre).

Explosion démographique à Châteauneuf-Les-Martigues

Après un déjeuner républicain avec les maires des communes du canton de Marignane, qui ont pu s’entretenir avec la présidente sur les dossiers importants du territoire, Roland Mouren, maire de Châteauneuf-Les-Martigues, a évoqué en présence de deux de ses adjoints trois projets en cours : « Le collège Les Amandeirets compte aujourd’hui 600 demi-pensionnaires, une augmentation croissante. Des travaux importants sont nécessaires dans la cantine notamment. » Et Valérie Guarino d’ajouter : « Ce collège était dans un état déplorable. » Des travaux de modernisation vont donc avoir lieu pour répondre « à l’explosion démographique que connaît la ville », comme l’a fait remarquer Martine Vassal.

Autre sujet important, la sécurité : David Barris, l’adjoint en charge de la Sécurité, a notamment souligné que « Châteauneuf-Les-Martigues était la 19e ville la plus cambriolée de France. » Un triste palmarès qui nécessite des mesures importantes, avec la réorganisation de la Police municipale, un dispositif « voisins vigilants » et un déploiement de la vidéo-protection, pour lequel la collectivité départementale a financièrement participé à hauteur de 80 000 euros. 

Enfin, Martine Vassal a rencontré une jeune chef d’entreprise Peggy Santerre, directrice de ADT International. (Lire ci-contre). Parlant un langage commun, celui de l’initiative, du travail et du réel, les deux femmes se sont entretenues sur le développement à l’international. Preuve que la marque Provence s’exporte bien.

Raimu, une histoire provençale 

Certes, Raimu est né à Toulon. Mais ce Provençal, sociétaire de la Comédie française, a aussi beaucoup tourné à Marseille, avec Marcel Pagnol notamment, rendant célèbre la cité grâce à la fameuse trilogie « Marius-Fanny-César » ou « La femme du boulanger ».

Sa petite fille, Isabelle Nohain-Raimu, qui est également la petite-fille de Jean Nohain, célèbre animateur de télévision (quand elle était encore en noir et blanc) et parolier français, a baigné toute son enfance dans les histoires de music-hall et d’artistes. C’est donc presque naturellement qu’elle a fondé ce musée, accueilli par la ville de Marignane dans une superbe bâtisse du centre-ville. Inauguré fin septembre, le musée abrite un nombre de documents, de photos, de costumes, d’affiches impressionnant. Mais aussi la table de la partie de cartes, qui servit pour la générale quand Marius n‘était encore qu’une pièce de théâtre. 

Raimu, ce sont aussi des fâcheries incessantes avec Pagnol, des films dont les répliques accompagnent notre quotidien, des récompenses comme celle qu’il n’est jamais allé chercher à New-York par peur du bateau et de l’avion. L’hommage qui est rendu à celui qu’Orson Wells considérait « comme le plus acteur du monde » est à la hauteur de son génie. Sa petite-fille, gardienne du temple, veille.

Musée Raimu : 27 cours Mirabeau- 13700 Marignane

www.musee-raimu.com

Peggy Santerre, une femme très internationale

ADT pour agence de traduction : Peggy Santerre, dirigeante de cette entreprise qui traduit des documents, depuis des brevets d’invention jusqu’à des notices pharmaceutiques en passant par des sites internet, et ce dans plus de 100 langues, a reçu le Prix des trophées des Femmes de l’économie dans la catégorie marché international. 

« Nos clients sont un peu partout en Europe et aux Etats-Unis. Depuis 5 ans, je développe l’Asie, notamment en Corée du Sud et en Chine. J’ai constaté de gros besoins et des lacunes au niveau de l’ingénierie linguistique. » 

Ce trophée souligne et couronne qu’une femme peut réussir sur le plan personnel et sur le plan professionnel. Peggy Santerre, qui a installé sa société dans la zone industrielle de Marignane, s’est d’ailleurs fixée de nouveaux objectifs ambitieux à l’horizon 2020. On n’arrête pas une femme qui gagne.