Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Département des Bouches-du-Rhône

Votre santé, c'est notre priorité

Aux côtés des établissements hospitaliers du territoire, le Département s’engage fortement depuis 2015 pour améliorer la prise en charge des patients et le travail des soignants. Son plan pour la santé des Provençaux cible trois priorités : les services d’urgences, l’accès aux soins de haut niveau en cancérologie et la modernisation des hôpitaux. L’intervention volontariste du Département, dans un domaine qui ne relève pas de ses compétences obligatoires, entend également faciliter les projets qui permettent de rapprocher chercheurs et entreprises innovantes pour consolider l’écosystème de la santé, de la recherche fondamentale aux applications cliniques, dont le territoire peut aujourd’hui se prévaloir. La santé est un domaine d’excellence en Provence et le Département porte l’ambition de capitaliser sur cette expertise pour que les patients bénéficient d’une offre de soins de qualité et de proximité. Dossier

Comment se porte l’offre de soins sur le territoire ?

Frédéric Collart : Mon analyse pourrait se résumer à deux volets essentiels. Le premier est que nous avons la chance d’avoir sur le territoire une qualité d’offre de soins de santé et de recherche d’excellence avec des activités de pointe, qu’il s’agisse de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) ou de l’Institut Paoli-Calmettes pour la partie cancérologie. C’est primordial pour la santé des habitants du territoire.

Le second volet porte sur nos hôpitaux publics avec des problèmes de financement du fait du désengagement de l’État et de difficultés chroniques. Le Département et la Métropole sont prêts à mobiliser des moyens importants pour l’AP-HM mais à condition que l’État s’engage de son côté. La santé ne fait pas partie des compétences obligatoires du Département. S’il investit dans la santé, c’est pour qu’elle reste un domaine d’excellence du territoire et que les habitants aient accès à une offre de qualité.

Et concernant les urgences dont les services sont souvent engorgés, quelles sont les mesures efficaces à prendre ?

F. C. : À La Timone, les urgences pédiatriques, centre de référence dans les Bouches-du-Rhône, ont été entièrement reconstruites et repensées grâce au fort soutien financier du Département. À l’hôpital Saint-Joseph à Marseille, là aussi, la collectivité s’est engagée dans le projet de restructuration des urgences adultes conduit par l’établissement. D’une manière générale, concernant les services d’urgences, ici comme ailleurs, ils font face à deux facteurs d’engorgement : le vieillissement important de la population conjugué notamment à la disparition progressive des visites à domicile. Résultat : une explosion du nombre de patients âgés, voire très âgés, qui arrivent dans les services d’urgences.

Il existe en Provence une réelle économie de la santé. Dans quels domaines les entreprises du secteur de la santé sont-elles plus innovantes ?

F. C. : En effet, nous disposons d’une économie de la santé d’une grande valeur notamment en immuno-oncologie, en neurologie, en infectiologie… Un écosystème très important, qui va de la recherche fondamentale aux applications thérapeutiques, est en place sur notre territoire. Des scientifiques et des entreprises y conçoivent aujourd’hui les traitements de demain.

D’ailleurs, à l’initiative de Martine Vassal, une réflexion sur le développement d’une filière d’excellence associant santé et innovation sur le site de Sainte-Marguerite est menée dans l’objectif de rapprocher les chercheurs et les start-up pour développer notre écosystème de la santé.

 

APAISER LES URGENCES

Pour soulager les urgences, faciliter la prise en charge des patients et éviter les situations de tension pour les soignants, le Département agit de façon volontariste en soutenant les hôpitaux dans la réorganisation de leurs services d’urgences. Plus de 4,7 millions d’euros ont ainsi été investis sur le territoire depuis 2015, dont 3,3 millions d’euros en faveur de l’AP-HM, notamment pour la reconstruction totale des urgences pédiatriques de l’hôpital de La Timone en 2018, service jusqu’alors sousdimensionné et délabré.

En parallèle, devant la vétusté des véhicules d’urgence de La Timone, le Département a participé à l’achat de deux nouvelles ambulances de réanimation du SAMU dont l’une équipée pour les urgences pédiatriques. Enfin, pour apaiser les urgences, le Département participe au financement de médiateurs qui améliorent le contact avec les familles en salle d’attente dans le cadre du Plan de prévention de la violence de l’AP-HM. Il a également financé la modernisation et la sécurisation des hôpitaux d’Arles, de Salon-de-Provence et d’Aubagne-en-Provence.