SOLUMOB : se déplacer autrement vers son lieu de travail

Faciliter la mobilité dans les bassins d’emploi du territoire, c’est l’objectif fixé par Solumob, un appel à projets innovants pour lequel la Métropole a débloqué 428 000 euros. Cinq lauréats ont donc été choisis pour développer des solutions au coeur des zones d’activités impliquant employeurs et employés.

Cinq lauréats ont donc été choisis pour développer des solutions au coeur des zones d’activités impliquant employeurs et employés.

DES SOLUTIONS DE MOBILITÉ DURABLE

Navette interne dans une zone d’activités, application mobile de covoiturage, co-piétonnage pour se déplacer en groupe et en sécurité, de nombreuses initiatives d’engagement entre employés et employeurs ont émergé afin d’optimiser les moyens de desserte existants. Des solutions qui vont être mises en place sur plusieurs parties du territoire comme à Marseille, Aubagne, dans la vallée de l’Huveaune, Vitrolles et dans les quartiers Nord de la cité phocéenne. À terme, cela permettra notamment d’optimiser les moyens de dessertes existants dans un souci de mobilité durable.

LES 5 LAURÉATS

- La Cité des entrepreneurs pour le projet “Euromob” va cartographier toute la diversité des offres de mobilité sur le secteur Euroméditerranée à Marseille, consultable via une application.

- Le projet “@Mobinautes” développé par l’association Mobilidées vise à créer une application qui recense toutes les solutions de mobilité pour les usagers du pays d’Aubagne.

- Cap au Nord et son projet Taco 2.0, un service de micro-navette de 8 places, couplé à une offre de co-piétonnage dans les quartiers Nord de Marseille.

- L’association LEHV et le projet “Val’in mob” pour améliorer les trajets piétons, mettre en place une navette et créer un site web sur les modes de déplacements dans la vallée de l’Huveaune.

- Vitropole pour son projet “La mobilité partagée”, une application pour mieux connaître les habitudes de mobilité des salariés des zones de l’Anjoly et des Estroublans, et proposer des alternatives à la voiture.


L’ÉLECTRICITÉ CONTRE LES PARTICULES FINES DES NAVIRES

Le Port de Marseille connait une fréquentation croissante, notamment des navires de croisières. Si l’on peut se réjouir de l’impact économique, il est indispensable aujourd’hui de réduire les émissions polluantes des navires à quai. Car pendant leur escale, les bateaux sont obligés de laisser tourner leur moteur afin de produire l’électricité dont ils ont besoin. Selon les derniers chiffres d’AtmoSud (1), la contribution aux particules issues des activités maritimes pour la ville de Marseille serait de l’ordre de 5 %. Un chiffre suffisamment élevé pour que des dispositions urgentes soient prises.

C’est pourquoi le Département a acté un contrat d’objectifs avec le Grand Port Maritime de Marseille pour l’électrification à grande échelle des quais, qu’il pourrait financer à hauteur de 6 millions d’euros. Cette solution permettrait aux navires de couper leurs moteurs le temps de leur escale et de réduire considérablement l’impact sur l’environnement.

(1) Association de surveillance de la qualité de l’air, agréée par le ministère de l’environnement.

LE “LIBRE-SERVICE” EN PLEIN ESSOR

Les transports alternatifs en libre-service séduisent les usagers dans toute la France. On peut les trouver partout dans la ville et les laisser où bon nous semble, c’est le concept du “freefloating”.

À Marseille, le dispositif “Totem Mobi” permet aux usagers de géolocaliser et utiliser une petite voiture électrique avec un simple smartphone.

Il sera prochainement rejoint par “Lime”, qui prévoit la mise en circulation de trottinettes électriques en libre-service et en 2021 par l’extension de l’offre “Le Vélo” qui mettra des vélos électriques à disposition des usagers dans la cité phocéenne.