Assistant familial, un métier vous tend les bras

Les premières Maisons du Bel Âge vont ouvrir sur notre territoire, pour accompagner au mieux les Provençaux de 60 ans et plus dans leurs démarches. Le Département s’engage fortement pour cet enjeu majeur qu’est le Bel Âge.

Accueillir un enfant inconnu chez soi, voilà une démarche très singulière. Et pourtant, ils sont plus de 500 dans notre département. 500 assistants familiaux qui accueillent près de 800 enfants. Et autant de parcours de vie. Car ouvrir sa maison à un enfant qui n’est pas le sien nécessite ouverture d’esprit, rigueur et empathie. Mais il procure aussi beaucoup de bonheur. Depuis la loi de juin 2005, assistant familial est devenu un vrai métier, reconnu par l’État et auquel le Département des Bouches-du-Rhône accorde une grande priorité. Il vaut mieux parler d’ailleurs de “famille d’accueil”, car c’est tout le noyau familial entourant le professionnel agréé qui contribue à l’accueil de l’enfant ou du jeune majeur.

VOUS AUSSI, DEVENEZ ASSISTANT FAMILIAL

Ce métier ne se fait pas au hasard. Il nécessite de vraies qualités d’écoute, mais aussi une stabilité dans le logement et un intérêt pour les enfants. C’est après une enquête pluridisciplinaire que l’agrément est délivré par le Département.

Il donne droit au statut d’agent non titulaire du Département, ainsi qu’à une première formation et à la possibilité de passer un diplôme d’État. Car les enfants placés le plus souvent par le juge rencontrent des difficultés importantes dans leur famille d’origine.

Un placement qui devient une rencontre entre une famille et un enfant ou un jeune adulte. Une rencontre qui peut durer plusieurs années et qui construit pour l’avenir les bases d’une vie parfois mal engagée.

Ici comme ailleurs, ce métier a besoin de familles. Mais ici peut-être plus qu’ailleurs, le Département les accompagne. “Nous sommes 6 référents et notre rôle est d’aider les assistants familiaux dans la prise en charge de l’enfant, en complément du suivi effectué par nos collègues des Maisons de la solidarité, et de détecter les situations qui peuvent être difficiles ou conflictuelles”, avance Lionel Ribes, référent professionnel au service de l’accueil familial. Aujourd’hui, de nombreux enfants et jeunes sont en attente d’une famille d’accueil. Et surtout d’un foyer pour se construire.

Le témoin

Laurie Camilleri, assistante familiale à Châteauneuf-les-Martigues

“ASSISTANTE FAMILIALE, UNE RECONNAISSANCE AU QUOTIDIEN”

Laurie Camilleri est assistante familiale à Châteauneuf-les-Martigues. Depuis plusieurs années, elle accueille un enfant qui a aujourd’hui 6 ans. Sur le buffet, des photos de famille, des sourires d’enfants. Ici, il n’y a pas de distinction entre ses deux enfants de 10 et 13 ans, et celui que le juge lui a confié. “Avant d’être une volonté individuelle, c’est un vrai projet familial car il nous implique tous : mes enfants, mon mari et moi. Le cadre est le même pour tous. On essaie d’apporter la même attention, la même éducation et les mêmes valeurs de tolérance et d’ouverture d’esprit”.

SENTIMENT D’AMOUR

En dehors de la satisfaction d’accomplir un acte de solidarité, Laurie est aussi satisfaite de son statut professionnel. “Assistante familiale est un vrai métier qui m’a permis d’accéder à des formations, de concilier vie privée et professionnelle et de travailler en équipe avec des référents du Département”.

En poussant plus loin, cette jeune maman reconnaît d’autres points essentiels dans l’arrivée de ce dernier enfant. “Nous avons une façon différente de voir les choses. Nous essayons de lui apporter une stabilité et un équilibre qui lui permettent de grandir et de s’épanouir au mieux, entre sa famille d’origine et sa famille d’accueil”. Quand on lui pose la question de ce que lui apporte cet enfant, Laurie sourit et laisse ses yeux répondre pour elle. Sans le nommer, le sentiment d’amour est pourtant là.

BRIGITTE DEVESA, Conseillère départementale déléguée à l’Enfance et à la Famille

“Les familles d’accueil offrent un cadre familial sécurisant et structurant pour les enfants se trouvant en grande difficulté, notamment pour les tout-petits, à qui elles apportent affection et confiance pour l’avenir. Aujourd’hui il faut redynamiser le rôle indispensable des familles d’accueil grâce à la volonté affichée par la Présidente et moimême. Bien entendu, ceci ne remet absolument pas en cause la qualité de prise en charge des enfants dans les maisons d’enfants à caractère social ou en placement d’urgence, dispositifs sur lesquels la collectivité travaille pour augmenter les capacités d’accueil. L’accueil des enfants est une grande chaîne de compétences à laquelle le Département est très attaché.”