Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Département des Bouches-du-Rhône

Dépistage : le Département est précurseur

Face à la demande croissante, le Département a ouvert il y a cinq mois un centre de dépistage en plein coeur de Marseille. Une initiative bienvenue lors de la deuxième vague de l'épidémie.

Lancé le 23 juillet, le centre de dépistage Covid-19 de la rue Mazenod à Marseille (2e) est devenu le deuxième plus important après l’IHU. Ici, plus de 10 000 tests ont été réalisés. Mis en place en plein été, ce centre a pour vocation de répondre dans des délais très courts aux besoins de personnes susceptibles d’être touchées par le virus. Et les chiffres sont là : jusqu'à 700 appels par jour pour des prises de rendez-vous, plus de 800 tests réalisés par semaine et des résultats rendus entre 24 et 48 heures. Organisé sous l’égide du Département, le centre est une collaboration entre la direction de la santé publique du Département, le Laboratoire départemental d’analyses (LDA) et les pompiers du SDIS13.

HYGIÈNE ET COORDINATION

Mais pour le rendre efficace et protéger les usagers, il a fallu instaurer une organisation dans laquelle hygiène, traçabilité et coordination sont les éléments essentiels. Ici, le visiteur est toujours en distanciation avec les autres, n’utilise qu’un seul cheminement, ne revient pas sur ses pas et reste le moins possible dans le bâtiment. Lorsque les sapeurs-pompiers ou les infirmiers du SDIS ont réalisé les prélèvements, des agents du LDA récupèrent les échantillons pour les transférer directement au laboratoire afin qu’ils soient analysés. Un système salué par un bilan d’évaluation sanitaire qui a confirmé l'efficacité du protocole de fonctionnement. Depuis son ouverture, le centre de dépistage utilise essentiellement des tests dits “PCR”, mais des tests dits “antigéniques” permettant d’avoir le résultat sur place en quelques minutes sont envisagés.

TESTS DE DÉPISTAGE, COMMENT S’Y RETROUVER ?

> Le test RT-PCR est le test de référence réalisé à partir d'un prélèvement naso-pharyngé. Il consiste à prélever des cellules nasales profondes à l’aide d’un écouvillon (une sorte de long coton-tige) que l’on insère jusqu’à 15 cm environ afin de rechercher du matériel génétique du Sars-Cov-2.

> Le test dit “antigénique” se pratique comme le PCR, mais au lieu de détecter le génome du virus, il cherche des protéines virales et livre des résultats en 15 à 30 minutes sur une bandelette qui se colore.

> Le test “PCR” rapide procède au même prélèvement que les deux précédents. Il est ensuite analysé directement par un automate sur place. Son avantage est d'avoir le résultat en 20 minutes. Mais on ne peut pratiquer que 3 tests en une heure.

> Le test sérologique se fait via une prise de sang et vise à détecter si le patient a développé des anticorps dirigés contre le Sars-Cov-2. Il peut aussi être pratiqué en pharmacie avec une simple goutte de sang grâce à un test rapide.

LE LDA AU COEUR DES TESTS

En avril, le Laboratoire départemental d’analyses a été le premier en France à réaliser des tests Covid-19. Depuis, il n’a cessé d’être sollicité et chaque jour à Château-Gombert (Marseille 13e), c’est le ballet des coursiers. Matin et aprèsmidi, ils viennent déposer au Laboratoire des centaines de tests PCR issus des différents centres de dépistage. Et dès lors commence une course contre la montre : en quelques heures, il faut saisir les fiches, réaliser les tests, analyser les résultats et les transmettre.

Et de la rapidité de la réponse peut dépendre la propagation ou non du virus. Grâce à cinq plateaux techniques, le LDA analyse 850 tests par jour, avec des pics pouvant aller jusqu’à 4 000 par semaine. À ce jour, on en compte plus de 35 000 effectués en six mois par une équipe de 80 personnes qui alternent entre leurs tâches habituelles et l’exceptionnel du Covid-19.

Cette organisation a été rendue possible grâce à un partenariat unique en France entre la direction de la santé publique du Département, le SDIS13 et le laboratoire. De la mise à la disposition des locaux aux analyses des tests, en passant par l’accueil du public et les prélèvements dans les différents centres, à chaque étape, la coordination des hommes et des moyens facilite la lutte contre la crise sanitaire.

UNE UNITÉ MOBILE POUR LE SDIS

Collèges, maternelles, Ehpad, communes, prisons, les lieux susceptibles d’être des foyers de contamination nécessitent une intervention rapide afin d’éviter la propagation du virus. C’est pour réaliser cette mission délicate que les pompiers du SDIS ont depuis le premier confinement acquis une unité mobile d’intervention.

Améliorée pour cette deuxième phase de l’épidémie, elle se déplace au gré des besoins et des alertes, comme par exemple à la prison de Tarascon où plus de 700 personnes ont été testées. Logisticiens, préleveurs, les équipes du SDIS ont été formées selon un protocole précis et adapté à la crise sanitaire. En une journée, ils peuvent réaliser 500 tests “PCR” ou antigéniques, ainsi que des tests rapides grâce aux automates récemment acquis par le Département.

Leur principal atout est de pouvoir être présent tout de suite après une alerte et d’engager le processus de tests.

Un travail réalisé de concert avec le Département et le LDA afin d’avoir des réponses rapides et fiables. Début décembre, sur l’ensemble du territoire, les pompiers avaient réalisé près de 30 000 tests.