Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Département des Bouches-du-Rhône

Trouver un toit pour les femmes en danger

Parce que la crise sanitaire a également amplifié les violences intrafamiliales et les difficultés économiques des mères isolées, le Département renforce son accompagnement aux femmes en situation de fragilité.

UNE NOUVELLE UNITÉ À MARSEILLE

Début 2021, une nouvelle unité d’hébergement d’urgence sur l’îlot Saint-Louis à Marseille spécialement dédiée aux femmes victimes de violences conjugales et à leurs enfants, verra le jour. Soutenue à hauteur de 787 193 euros par le Département et co-financée à 50 % par l’État, elle comptera 52 places et pourra offrir des hébergements allant jusqu’à 2 mois. La création de cette structure se base sur l’expérimentation menée au cours du premier confinement dans les locaux du Centre de formation de l’OM qui a permis de mettre à l’abri 84 femmes et enfants en danger et de les accompagner vers un retour à l’autonomie.

DES CAPACITÉS D’ACCUEIL ÉTENDUES

Aux côtés des associations spécialisées dans l’hébergement d’urgence des femmes enceintes et des mères d’enfants de moins de 3 ans, telles que La Draille, Sara Logisol, La Chaumière, Hospitalité pour les femmes, CHUF ou l’association Maavar, le Département a porté cette année son engagement pour ces associations à 800 000 euros et les capacités d’accueil ont été doublées, passant de 64 à 129 places.

AIDER LES MÈRES ISOLÉES EN GRANDE PRÉCARITÉ

Les femmes seules avec enfants figurent parmi les plus touchées par la crise sociale. Dans les Bouches-du-Rhône, les structures d’hébergement dédiées aux personnes en grande précarité sont à saturation depuis plusieurs mois. Dans ce contexte préoccupant, le Département a décidé de soutenir à hauteur de 800 000 euros (co-financés à 50 % par l’État), dans le cadre du Plan Pauvreté, les associations SOS Solidarité, Maavar Marseille et Hospitalité pour les femmes, en capacité de mettre à l’abri des femmes enceintes et des parents isolés ainsi que leurs enfants de moins de 3 ans. Outre un toit, ces structures offrent un accompagnement global aux personnes fragilisées, dans l’attente d’un relogement ou d’une orientation vers un autre dispositif de protection de l’enfance.

PLUS DE NUITÉES PRISES EN CHARGE

Le Département soutient à hauteur de 35 000 euros par an la plateforme de l’hébergement d’urgence 115 (près de 60 000 mises à l’abri par an), placée sous la responsabilité de l’État. Outre les centres d’hébergement d’urgence, ce dispositif permet de loger les femmes en danger dans des hôtels conventionnés. Alors que l’État accorde un maximum de 10 nuitées, le Département prend en charge les 10 nuitées suivantes (soit un budget de plus de 92 000 euros par an).