Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Les premiers vaccinés des Bouches-du-Rhône

Dès le début de la campagne de vaccination contre la Covid-19, le Département a ouvert des lieux dédiés. Reportage au centre de la rue Mazenod à Marseille avec des premiers patients enthousiastes.

“Bonjour madame. Vous avez rendez-vous ? Non ? Vous pouvez vous inscrire sur le site Doctolib”, explique l’agent d’accueil à une dame âgée. “Je n’ai pas Internet, je ne sais pas comment faire”, s’inquiète cette dernière. “Asseyez-vous là, je vais vous expliquer.” Au centre départemental de vaccination de la rue Mazenod dans le 2e arrondissement de Marseille, l’un des plus grands des Bouchesdu- Rhône, il y a foule en ce jour de janvier.

À l’accueil, un papier d’information est distribué pour répondre aux principales interrogations que l’on peut se poser : qu’est-ce qu’un vaccin à ARN messager ? Quelle est la protection apportée par le vaccin ? Quels sont les effets indésirables possibles ? Etc.
 

SE FAIRE VACCINER, UNE ÉVIDENCE

En suivant le principe de “marche en avant” mis en place pour que les flux ne se croisent pas, le futur vacciné est ensuite invité à monter à l’étage, en salle d’attente, pour remplir un questionnaire de pré-vaccination avant de rencontrer l’un des deux médecins présents au centre. “Nous demandons à la personne si elle a des allergies connues, nous nous assurons également qu’elle n’ait pas de maladie inflammatoire à ce moment-là. Comme pour tout vaccin, on pèse le rapport bénéfices/risques”, explique le docteur Corinne Monnier, responsable de la mission vaccination au Département. Et d’ajouter : “Pour nous, médecins, cela reste une vaccination classique, sans problème particulier”.

Sauveur, 90 ans, attend patiemment son tour. “C’était une évidence pour moi de me faire vacciner, explique-t-il. J’ai décroché un rendez-vous très vite au centre de la rue Mazenod. Ce centre est incroyablement efficace. Se faire vacciner, c’est une première étape vers un retour à la vie normale.”


“JE VAIS POUVOIR À NOUVEAU EMBRASSER MES ARRIÈRE-PETITS-ENFANTS !”

Deux portes plus loin, on entre dans la salle où trône le réfrigérateur qui abrite les précieuses doses de vaccin. Côté logistique, les vaccins sont mis dans des glacières scellées et quittent en camion les super frigos à - 80° C de l’AP-HM pour le centre Mazenod, qui répartit ensuite les doses reçues avec les autres centres départementaux. Chaque centre garde ensuite les vaccins dans un frigo “classique” où la température est toutefois contrôlée en permanence. Là, le vaccin a une durée de vie de 5 jours.

On remonte le couloir pour arriver aux deux salles de vaccination. Les infirmières n’ont pas une minute à elles. “Tout le monde est très sympa, commente Claude, 78 ans. Je suis soulagée d’être vaccinée. Quelle joie ! Je vais pouvoir à nouveau embrasser mes arrière-petits-enfants !”

En suivant le parcours fléché, on arrive enfin dans la dernière pièce du circuit. Avant de repartir, les désormais vaccinés doivent y passer 15 minutes, sous l’oeil attentif d’un agent, pour s’assurer qu’ils ne fassent pas de réaction indésirable. Claude entend bien respecter la consigne. Et tient à conclure avant de repartir : “On ne sortira pas de cette crise sans vaccins… Vaccinez-vous ! ”